Nguyen Thi Phi (1), a volunteer who was previously welcomed by Secours Catholique in Val de Marne, was invited by the association to attend the World Social Forum held in Dakar, Senegal, from 6 to 11 February. The WSF’s central theme was migration. This Vietnamese migrant gave us her impressions:

“As a migrant myself – I was born in Nouméa, lived in Vietnam and then migrated to France – I believed it was important to tell my story and listen to those of others at the WSF. I wanted to tell the participants, and especially migrants, that you have to fight to become integrated and find a job in your host country. Associations like Secours Catholique will always be there to help us. I also wanted to point out how migrants are perceived in Europe. For example, even though I have a secretarial diploma, I can only find badly paid jobs in France. So I’d like to say to migrants: “When you go back to your country of origin, tell the truth! Tell people life’s hard in Europe, and that it’s not an El Dorado.” It’s tremendous to see the fraternity that’s expressed at the WSF. There people are all races, but there are no differences. That moved me greatly. The riches of the heart rather than financial wealth are what count here. I find that extremely encouraging. I’ve come away feeling even more combative!”

Interview by Clémence Richard

(1) The first name has been changed out of respect for the person.

Nguyen Thi Phi, une battante au Forum sociale mondial

Nguyen Thi hi(1), ancienne personne accueillie au Secours Catholique du Val de Marne et bénévole, a été invitée par l’association à assister au Forum social mondial qui s’est tenu à Dakar, au Sénégal, du 6 au 11 février. Le FSM avait pour thème central, la migration. Cette migrante Vietnamienne nous livre ses impressions sur ce grand évènement altermondialiste.

« Etant moi-même migrante, née à Nouméa, ayant vécu au Vietnam puis migré en France, j’ai trouvé important de témoigner de mon histoire et d’entendre celle des autres au FSM. Je suis venue dire aux participants, et surtout aux migrants, qu’il faut se battre pour s’intégrer et trouver un emploi dans le pays d’accueil. Les associations comme le Secours Catholique seront toujours là pour nous aider. Par ailleurs, j’ai voulu témoigner de la façon dont les migrants sont perçus en Europe. Par exemple, j’ai un diplôme de secrétaire, et pourtant je ne trouve que des emplois au rabais en France. Alors je souhaite dire aux migrants : “ lorsque vous rentrez dans votre pays d’origine, dites la vérité ! Dites que la vie est dure en Europe, que ça n’est pas un eldorado.” Je trouve formidable de voir la fraternité qui s’exprime au FSM. Ici, les gens sont noirs, blancs, jaunes mais il n’y a pas de différences. Cela m’a beaucoup émue. La richesse financière ne compte pas ici, c’est la richesse du cœur qui importe. Cela m’encourage énormément. J’en ressors encore plus battante ! »

Propos recueillis par Clémence Richard.

(1) le prénom a été modifié par respect pour la personne.