[slideshow]Credits: Sébastien Deschamps/Secours Catholique-Caritas France

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A Caritas assessment team made up of staff from Secours Catholique-Caritas France and Catholic Relief Services (CRS is a US member of Caritas) assessed this weekend the needs of migrant workers stranded on the Libyan-Tunisian border following to the social unrests in Libya.

View pictures from the mission.

The team sent the following account from the border:

“The team arrived in Ras Ajdir on 5 March and went straight to the border to count the number of people crossing. Compared to the previous days, the number was fairly small, around a few hundred people. Most of them were from Bangladesh, the others were Egyptians, Libyans or from other African and Asian Countries.

“The Tunisian people, the authorities and the civil society showed great solidarity with the migrants, providing food, bottled water, mattresses, blankets and other things.

“Although there were some logistical issues at first, things then improved under military. We saw Tunisian volunteers everywhere. Some of them were even cleaning the camp. Local Tunisian telecommunication companies provided free phone calls so that the migrants could get in touch with their families.

“The number of migrants is estimated at 14,900, with several thousand leaving every day and smaller numbers arriving. At the moment, there is no humanitarian crisis in the camp. People’s basic needs such as food and drinking water are met, with the exception of water, sanitation and hygiene facilities that still need to be improved.

“To date approximately 40.000 migrant workers have been repatriated to their home countries. On average 15 planes are leaving Djerba every day to evacuate migrant workers. How fast they can go home depends very much on their nationality.

“Tunisian and Egyptian nationals are very quickly taken care of. None of them had to remain in the camp so far. The situation was similar for citizens from Korea, the Philippines, China and Ghana. Processing people’s documents, if the migrants have papers at all, can be more complicated when they are from other countries. The UNHCR is taking care of people with special protection needs such as Somalis, Iraqis, and Afghans.

“The greatest concern remains the situation in Libya.  The fact that fewer people come to the border most probably means that they are hiding or that they can’t move about.  How the situation and thus the number of potential migrants crossing the border in the coming days and weeks will evolve is completely unpredictable.

“The situation in the visited camp seems under control at the moment, but Caritas will continue to monitor it. Daily visits will be paid to the border to examine trends in the number of people entering the country and their nationalities and the situation in the camps will be assessed regularly.”

Caritas on the crisis in Libya

Caritas has been monitoring the situation of migrant workers in Libya and crossing the borders into Egypt and Tunisia over the last week. (See press release on the evaluation mission at the Egyptian-Libyan border).  A first Caritas distribution of 2,000 meals and 3,000 bottles of water at the Egyptian-Libyan border has been scheduled for today.

The national Caritas members in other countries have also been mobilized to help their fellow citizens return to their country or provide them with support on their arrival.

A Caritas Internationalis Expert Support Team on migration and policy is monitoring developments at UN and EU level and providing legal and political guidance to Caritas members in the migrants’ home countries.


Traversée de la frontière libyo-tunisienne paisible et bien organisée

Une équipe d’évaluation de Caritas composée de personnel de Secours Catholique-Caritas France et de Catholic Relief Services (CRS est un membre de Caritas aux États-Unis) a évalué ce week-end les besoins des travailleurs migrants bloqués à la frontière libyo-tunisienne à la suite de l’instabilité sociale en Libye.

Voir des images de la mission.

L’équipe a envoyé le compte rendu suivant de la frontière :

« L’équipe est arrivée à Ras Ajdir le 5 mars et s’est rendue directement à la frontière pour compter le nombre de personnes qui la traversaient. Comparé aux jours précédents, elles étaient relativement peu nombreuses, quelques centaines de personnes. La plupart d’entre elles étaient bangladaises, d’autres égyptiennes, libyennes ou originaires d’autres pays d’Afrique et d’Asie.

La population, les autorités et la société civile tunisiennes ont fait preuve d’une grande solidarité avec les migrants, en leur fournissant des vivres, de l’eau embouteillée, des matelas, des couvertures et d’autres choses.

Si l’on a constaté quelques problèmes logistiques au début, les choses se sont par la suite améliorées sous la direction des militaires. Nous avons vu partout des bénévoles tunisiens. Certains d’entre eux nettoyaient même le camp. Les entreprises de télécommunications tunisiennes ont permis aux migrants de faire gratuitement des appels téléphoniques pour joindre des membres de leur famille.

Le nombre de migrants est estimé à 14 900; plusieurs milliers d’entre eux partent chaque jour et les nouveaux arrivants sont moins nombreux. En ce moment, il n’y a pas de crise humanitaire dans le camp. Les besoins humains fondamentaux, comme la nourriture et l’eau potable, sont satisfaits, sauf pour les réseaux d’eau, d’assainissement et d’hygiène qui restent à améliorer.

Jusqu’ici, quelque 40 000 travailleurs migrants ont été rapatriés dans leur pays d’origine. En moyenne, 15 avions par jour quittent Djerba pour évacuer les travailleurs migrants. La rapidité avec laquelle ils pourront rentrer chez eux dépend beaucoup de leur nationalité.

Les ressortissants tunisiens et égyptiens sont pris en charge très rapidement. Aucun d’eux n’a dû rester dans le camp jusqu’ici. La situation était similaire pour les citoyens de la Corée, des Philippines, de la Chine et du Ghana. Le traitement des documents, lorsque les migrants ont des papiers, peut être plus compliqué s’ils viennent d’autres pays. Le HCR des Nations Unies s’occupe des gens qui ont des besoins particuliers, comme les Somaliens, les Irakiens et les Afghans.

La plus grande préoccupation demeure la situation en Libye. Le fait que peu de personnes se présentent à la frontière signifie probablement qu’elles se cachent ou qu’elles ne peuvent se déplacer. Il est absolument impossible de prévoir comment la situation évoluera, et donc de connaître le nombre de migrants qui chercheront à franchir la frontière dans les jours et les semaines qui viennent.

La situation dans le camp visité semble sous contrôle à l’heure actuelle, mais Caritas poursuivra sa surveillance. Des visites quotidiennes seront effectuées à la frontière pour analyser l’évolution du nombre de personnes qui entrent dans le pays et leur nationalité, et la situation dans les camps sera évaluée périodiquement. »

Caritas sur la crise en Libye

Caritas a surveillé la situation des travailleurs migrants en Libye et de ceux qui franchissent les frontières vers l’Égypte et la Tunisie au cours de la semaine dernière. (Voir le communiqué de presse sur la mission d’évaluation à la frontière égypto-libyenne) Une première distribution de 2 000 repas et de 3 000 bouteilles d’eau par Caritas est prévue pour aujourd’hui à la frontière égypto-libyenne.
Les représentants nationaux de Caritas dans d’autres pays ont également été mobilisés pour aider leurs concitoyens à retourner dans leur pays ou leur prêter appui dès leur arrivée.

Une équipe d’appui de Caritas Internationalis spécialisée dans les questions de migration et des politiques suit les développements auprès de l’ONU et de l’UE et prodigue des conseils légaux et politiques aux membres de Caritas dans les pays d’origine des migrants.