Fifi et ses amies sont venues voter pour la jeunesse, pour son avenir. Ryan Worms/Caritas

Par Ryan Worms

Alors que je pars prendre le dernier vol international au départ de Kinshasa, la ville est sous tension, la violence gronde.

Que sera la ville demain ou mardi à l’annonce des résultats? Nous espérons tous que le chemin de la paix sera trouvé, mais rien n’est moins sûr. Les derniers évènements et déclarations des uns et des autres n’augurent rien de bon pour la population congolaise.

Je quitte la République démocratique du Congo avec de nombreuses images dans la tête.

Je me souviens des tensions de mon arrivée le samedi 26 novembre alors que l’armée et la police encerclaient l’aéroport international où était réfugié Étienne Tshisekedi, leader de l’opposition.

Je garde en tête la participation massive de la population au scrutin du 28 novembre, particulièrement de la jeunesse et de son désir de prendre part au changement, à la construction d’un autre Congo. Je n’oublie pas les difficultés logistiques de l’organisation du scrutin et les violences qui l’ont accompagné.

Le sourire des femmes du Nord Kivu, leur courage et leur combat quotidien pour survivre, m’accompagnera encore longtemps comme autant de sources d’espoir dans la victoire de la vie.

Le Congo est au bord de replonger dans les violences de son passé. Il reste bien sûr une chance d’éviter le pire, mais le sera-t-il? Est-ce que les acteurs de ce drame annoncé, sont capables de faire passer l’intérêt du pays et de sa population avant leurs ambitions personnelles?

Nous devons priez pour que cela arrive ainsi que pour nos frères et sœurs de la Caritas Congo qui seront aux premières lignes dans le cas contraire pour porter assistance aux populations en danger.