Crédit : Xavier Schwebel/Secours Catholique


À l’est du Tchad, des milliers de réfugiés soudanais et de Tchadiens se battent pour survivre, aux côtés du Secadev (Secours Catholique et Développement – Caritas N’Djamena). Les résultats obtenus pour tendre le filet de sécurité alimentaire, tout en protégeant l’environnement, sont encourageants.

Les impulsions données par notre partenaire sont déterminantes pour le proche avenir de civils en péril depuis huit ans, sur fond d’impasse politique. Le projet qu’il porte depuis 2009 comporte trois axes principaux : agriculture, élevage et environnement.

  • Agriculture : priorité à l’accès aux terres cultivables, à l’approvisionnement en semences et en outils, aux formations techniques, à l’installation de greniers communautaires.
  • Élevage : priorité à la vaccination du bétail, à la formation des éleveurs aux techniques d’alimentation de celui-ci et à celle des auxiliaires.
  • Environnement : reboisement, création de comités spécialisés dans les villages, distribution de foyers améliorés métalliques, emploi de déchets organiques pour éviter de consommer du bois…

Les paysans améliorent leur quotidien

Greniers communautaires :
Les agents du Secadev ont encouragé, avec beaucoup de rigueur, la reconstitution des stocks des greniers communautaires mis en place dans 28 villages (environ 2 500 bénéficiaires) : ils ont ainsi contribué à éviter une crise alimentaire chez les ménages les plus vulnérables. « L’intérêt de leur bonne gestion est de mieux en mieux comprise par les bénéficiaires, affirme le Secadev : ils attachent de l’importance au soin des sacs de céréales dans les entrepôts ».

Production d’oeufs et de poussins :
Le travail des 20 auxiliaires d’élevage formés en 2010 est très apprécié par les villageois. De même, la création d’unités de production de volaille rattachées à 9 groupements agricoles donne des « résultats satisfaisants en termes de production d’oeufs et de poussins ».

Réduction de la consommation de bois :
L’environnement n’est pas oublié : construction et vulgarisation des foyers améliorés métalliques ou en banco (mélange de terre argileuse et de paille hachée), achat de 10 fours solaires pour des groupements, implication de la population dans la plantation de 16 000 arbres fruitiers et de 4 000 arbres forestiers sur les 4 sites des pépinières villageoises… « Les habitants manifestent un grand intérêt pour ces techniques de réduction de la consommation de bois et d’emploi d’énergies alternatives”, souligne le Secadev. « Le changement de mentalité est perceptible dans la relation à l’environnement et dans la meilleure compréhension de la nécessité de le protéger » ».