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Examining Syrian refugee children in Bekaa Valley, Lebanon. By Laura Sheahen/Caritas

Tens of thousands of people have fled Syria to escape bombardments and shooting. Now living in cramped, unsanitary conditions in neighbouring countries, some refugees are falling ill. Doctor Simon Kolanjian is a pediatrician who travels in a Caritas Lebanon mobile clinic to treat refugee children. He spoke with Caritas Communications Officer Laura Sheahen about what he’s seen since the clinic on wheels started in May 2012.

How are Syrian refugee children doing?

The children are malnourished. They come to us and they’re weak and thin.

A lot of kids have diarrhea. The water isn’t clean. I tell them to boil it. We need to tell them how to use water. The infections go up in summer. We can’t keep giving them antibiotics if the water’s bad. We must address the root cause.

There are also upper respiratory infections, lice, fungal infections.

How many kids do you usually see in a typical day?

I saw 22 children in one place yesterday, then ten in another.

What are some challenges you face?

We have antibiotics but we always need more. We also need antibiotic ointment and allergy ointments. And children’s multivitamins. We ran out of oral rehydration salts recently, but I reordered.

We give out our medicine for free, but some of the refugees have chronic conditions like asthma or epilepsy and we don’t have drugs for those. So when I prescribe something, some refugees say, “How can you write me a prescription if I can’t afford to pay for the medicine?”

What motivates you to do this work?

I like humanitarian work. I’m helping people. They need this help–they don’t have anyone looking after them. I like to help anyone, no matter what religion they are.

We must help as much as we can. Each person who does good, this good will be remembered. That’s what will remain after we die.



La clinique mobile de Caritas rend visite aux enfants syriens réfugiés au Liban.

Photo: Visite médicale d’enfants syriens réfugiés dans la vallée de la Bekaa, au Liban. Par Laura Sheahen/Caritas

Des dizaines de milliers de personnes ont fui la Syrie pour échapper aux bombardements et aux tirs d’artillerie. Aujourd’hui entassés dans des conditions insalubres dans les pays voisins, certains réfugiés tombent malades. Le docteur Simon Kolanjian, pédiatre, se déplace avec une clinique mobile de Caritas Liban pour soigner les enfants réfugiés. Il s’entretient avec Laura Sheahen, chargée des communications de Caritas Liban, au sujet de ce qu’il a vu depuis que la clinique mobile a commencé ses activités en mai 2012.

Comment vont les enfants syriens réfugiés au Liban?

Les enfants sont sous-alimentés. Ils viennent chez nous et ils sont faibles et amaigris.
Beaucoup d’enfants ont la diarrhée. L’eau n’est pas propre. Je leur dis de la faire bouillir. Nous devons leur expliquer comment utiliser l’eau. Les infections augmentent en été. Nous ne pouvons pas continuer de leur donner des antibiotiques si l’eau est insalubre. Nous devons nous attaquer à la cause profonde.

Nous voyons également des infections respiratoires supérieures, des poux, des infections fongiques.

Combien d’enfants voyez-vous habituellement durant une journée ?

J’ai vu 22 enfants hier lors d’un premier arrêt, et 10 autres plus tard dans la journée.

Quels sont certains des défis que vous avez à relever?

Nous avons des antibiotiques, mais nous en avons toujours besoin de plus. Nous avons besoin également d’onguents antibiotiques et contre les allergies, et de multivitamines pour les enfants. Nous avons manqué de sels oraux de réhydratation récemment, mais j’en ai commandé d’autres.

Nous distribuons gratuitement nos médicaments, mais certains réfugiés sont aux prises avec des conditions chroniques comme l’asthme ou l’épilepsie et nous n’avons pas de médicaments à leur offrir. Aussi, quand je prescris quelque chose, certains réfugiés me demandent : « Pourquoi me rédiger une ordonnance si je ne peux pas me permettre d’acheter ces médicaments ? »

Qu’est-ce qui vous motive à faire ce travail ?

J’aime le travail humanitaire. J’aide des gens. Ils ont besoin de cette aide – personne ne s’occupe d’eux. J’aime venir en aide aux gens, quelle que soit leur religion.

Nous devons aider dans la mesure de nos moyens. On se souvient de la bonne volonté de chaque personne qui a fait le bien. C’est ce qui restera après notre mort.