Marceline Dusabimana, 36, a mother of six children, waits in turn to receive oil, maize flour, beans and salt.from caritas. Credit: Taylor Toeka/Caritas Goma

By Taylor Toeka Kakala , Caritas Goma

The sun begins to break as a long line of tired women and anxious men forms in front of the Caritas Goma food distribution point.

In the middle of the line, Marceline Dusabimana, 36, a mother of six children, waits in turn to receive oil, maize flour, beans and salt.

As most of the beneficiaries present, Marceline fled the fighting between the Congolese army and rebels of the M23 that started six months ago.

“I have witnessed war for the past 15 years. I moved from one camp to another. We are completely dependent on humanitarian aid, because we lack the means to buy food,” she said.

Caritas has started the distribution of food from the World Food Programme (WFP) for 9,983 displaced families in Mugunga camp. These initial distributions consist of a three-day ration.

Conflict in North Kivu has exacerbated an already dire humanitarian situation and uprooted more than 750,000 people from their region of origin. Among them, 250,000 newly displaced people have fled the fighting between the regular army and the M23.

“I watched my husband die in Kibumba before I took flight with my kids to the Kanyaruchinya camp”, she said.

The situation in Goma is now at the centre of attention. It has always been a catalyst for many issues and a place for rural populations seeking safety from the danger of the hills.

However, the presence of so many people forced from their homes contributes to environmental degradation and worsening health conditions as overcrowding increases the proliferation of disease.

Caritas Goma is the local diocesan Caritas, part of the national member Caritas Congo. Caritas has launched an appeal for more than US $2.6 million to assist the most vulnerable as well as provide protection for 60’000 people displaced by the conflict in the Democratic Republic of Congo.

en français
Goma : PAM et Caritas apportent la première assistance aux déplacés de guerre
Taylor Toeka Kakala

Le soleil commence à se poindre quand une longue file de femmes fatiguées, aux côtés d’hommes visiblement angoissés, se forme devant le site aménagé par Caritas Goma pour la distribution des vivres.

Au milieu de la file, Marceline Dusabimana, 36 ans, mère de six enfants, [Photos ci-dessous] reçoit à son tour de l’huile, de la farine de maïs, des haricots et du sel.
Comme la plupart des bénéficiaires de cette aide, Marceline a fui les combats qui opposent l’armée congolaise aux rebelles du M23 depuis plus de six mois.

ʺJe ne vis que de la guerre depuis 15 ans, en fuyant d’un endroit à un autre. J’ai passé d’un camp à un autre et suis toujours dépendante de l’aide humanitaire, car nous manquons de nourriture,” raconte Marceline.

Caritas Goma a procédé à la distribution des vivres du Programme Alimentaire Mondial (PAM), de samedi à lundi derniers, en faveur de 9 983 familles déplacées dans le camp de Mugunga. Ces premières distributions consistent d’une ration de trois jours.

Les conflits au Nord-Kivu ont exacerbé une situation humanitaire déjà catastrophique et déraciné plus de 750 000 personnes de leur région d’origine. Parmi elles, 250 000 nouveaux déplacés ont fui les combats entre l’armée régulière et le M23.

ʺJ’ai vu mon mari mourir à Kibumba avant que je ne prenne fuite avec mes enfants au camp de Kanyaruchinyaʺ, explique-t-elle.

Même si aujourd’hui, la progression des rebelles du M23 vers le sud peut être perçue comme une raison d’entamer des sérieuses négociations avec le gouvernement, Marceline n’est pas rassurée car le gouvernement de Kinshasa considère le retrait comme une nécessité préalable à toute négociation avec les insurgés.

Goma est la ville phare où de nombreux problèmes se catalysent car elle sert de centre d’accueil pour les populations rurales qui recherchent la sécurité et l’emploi dans la ville car la vie dans les collines est trop dangereuse et bien précaire.

Cependant, la présence des déplacés contribue également à la dégradation de l’environnement, l’aggravation des conditions sanitaires en raison du surpeuplement ainsi que la multiplication de maladies qui les accompagnent.

Cette croissance démographique entraîne aussi une saturation et dégradation des infrastructures sociales, déjà fragiles. Résultant le plus souvent, à l’incapacité des pouvoirs publics de satisfaire une très forte demande, notamment en eau et électricité.