Le pape Benoît XVI a lancé mercredi un vibrant appel au “dialogue” et à la “réconciliation” entre les parties en conflit dans l’est de la République démocratique du Congo, et à la communauté internationale pour “subvenir aux besoins des populations”.

“Je renouvelle mon appel au dialogue et à la réconciliation”, a déclaré le Pape, lors de l’audience générale, soulignant le sort tragique de milliers d’habitants de la région du Kivu “contraints d’abandonner leurs maisons” ou qui sont “privés des biens de première nécessité”, après des “mois d’affrontements armés et de violences”. “Je demande à la communauté internationale de subvenir aux besoins de la population”, a-t-il ajouté.

Cependant la situation dans la région du Nord Kivu ne semble pas s’améliorer pour beaucoup de déplacés dans les camps. Particulièrement  inquiétant est  le problème de protection des personnes vulnérables comme les femmes et les enfants.

″C’est juste mon corps, devenu insensible, qui était allongé là. Je ne pouvais plus sentir leurs mains, leurs peaux et leurs odeurs″, témoigne une jeune fille de 12 ans, violée au début de ce mois par quatre hommes armés au camp de Mugunga 3, à la périphérie ouest de Goma.

Caritas Goma a enregistré, entre le 20 et le 30 novembre , dix-sept cas de viols perpétrés sur les femmes et jeunes filles déplacées à Mugunga 3. Selon les victimes, tous ces actes ignobles portent la signature de miliciens armés non-identifiés qui opèrent dans la région de Goma.

″Nyaba trois″, la mère de trois jumeaux, avec son -shirt ″Debout femme de Mugunga″, est conseillère au Programme Violences Sexuelles de Caritas Goma. Confortant une victime .

Aujourd’hui, ces dix-sept victimes de violences sexuelles sont prises en charge par Caritas Goma, grâce au support financier de Caritas Australie.

Certaines femmes sont soignées au centre de santé Afia Mugunga mais pour les cas grave,  les victimes sont transférées dans le centre de Carmel. Ces centres font partite du programme de prise en charge afin d’apaiser les  souffrances de ces femmes . Le programme comprend 4 phases: l’aspect médical, psychosocial, socioéconomique et judiciaire.

“C’est juste le début, précise Lycie Baganda, animatrice au Programme Violences sexuelles de Caritas Goma. Par peur d’être rejetées par la communauté, très souvent les femmes violées ne se montrent pas. Seuls des cas graves ou connus de tous nous parviennent″…

Lien avec radio Vatican sur l’audience du 5 décembre