″Nyaba trois″, la mère de trois jumeaux, avec son -shirt ″Debout femme de Mugunga″, est conseillère au Programme Violences Sexuelles de Caritas Goma. Credit: Caritas Congo

″Nyaba trois″, la mère de trois jumeaux, avec son -shirt ″Debout femme de Mugunga″, est conseillère au Programme Violences Sexuelles de Caritas Goma. Confortant une victime . Credit: Caritas Congo

″C’est juste mon corps, devenu insensible, qui était allongé là.  Je ne pouvais plus sentir leurs mains, leurs peaux et leurs odeurs″, témoigne une jeune fille de 12 ans, violée au début de ce mois par quatre hommes armés au camp de Mugunga 3, à la périphérie ouest de Goma.

Caritas Goma a enregistré, entre le 20 et le 30 novembre , dix-sept cas de viols perpétrés sur les femmes et jeunes filles déplacées du Mugunga 3. Selon les victimes, tous ces actes portent la signature de miliciens armés non-identifiés qui opèrent dans la région de Goma.

“Je renouvelle mon appel au dialogue et à la réconciliation”, a déclaré le pape Benoît aujourd’hui   lors de l’audience générale, soulignant le sort tragique de milliers d’habitants de la région du Kivu “contraints d’abandonner leurs maisons” ou qui sont “privés des biens de première nécessité”, après des “mois d’affrontements armés et de violences”. “Je demande à la communauté internationale de subvenir aux besoins de la population”, a-t-il ajouté.

Aujourd’hui, ces dix-sept victimes de violences sexuelles sont prises en charge par Caritas Goma, grâce au support financier de Caritas Australie.

Certaines femmes sont soignées au centre de santé Afia Mugunga mais pour les cas graves,  les victimes sont transférées dans le centre de Carmel.

Ces centres Caritas font partie d’un programme de prise en charge et de soutien aux victimes de violences sexuelles  qui comprend 4 phases: l’aspect médical, psychosocial, socioéconomique et judiciaire.

“C’est juste le début, précise Lycie Baganda, animatrice au Programme Violences sexuelles de Caritas Goma. Par peur d’être rejetées par la communauté, très souvent les femmes violées ne se montrent pas. Seuls des cas graves ou connus de tous nous parviennent″…

Lien avec radio Vatican sur l’audience du 5 décembre

In English

“My body felt numb. I had no sense of their hands, their skin and their smells,” said the Congolese girl, aged 12, recovering in a Caritas centre after being gang raped by four men earlier this month.

The attack took place in Mugunga 3, an IDP camp for people forced from their homes in eastern Democratic Republic of Congo.

The local diocesan Caritas, Caritas Goma, has reported 17 cases of rape of women and girls in the camp, Mugunga 3, one of the only camps aid agencies still have access too. The rapes are carried out by unidentified militias operating in the area.

“I renew my call for dialogue and reconciliation,” Pope Benedict said during the Wendesday General Audience, highlighting the plight of thousands of people in the Kivu region who have been “forced to abandon their homes” or are “deprived of basic necessities,” after “months of armed clashes and violence.”

“I call on the international community to meet the needs of the population,” he said.

Caritas Goma, with the financial support of Caritas Australia, is helping victims of sexual violence, including these 17 cases in Mugunga, in a few centres set up for this purpose.

Some women are treated at the Afia Mugunga health centre or in severe cases, victims are transferred to a clinic in Carmel.

Caritas centres are part of a programme of care and support for victims of sexual violence, which deals with the medical aspect as well as the psycho-social trauma. It also tackles the socio-economic and legal aspect of the abuse.

“This is just the beginning,” said Lycia Baganda, Sexual Violence Programme facilitator of Caritas Goma. “Fear of being rejected by the community means raped women often do not come forward. Severe cases, or the ones that are known, are usually the ones we get.”