Children wait to collect water in Aleppo April 2, 2013. Around Syria, water shortages are worsening and supplies are sometimes contaminated, putting children at increased risk of diseases. REUTERS/Giath Taha

Children wait to collect water in Aleppo April 2, 2013. Around Syria, water shortages are worsening and supplies are sometimes contaminated, putting children at increased risk of diseases. REUTERS/Giath Taha

By Caritas staff

These last three days have been particularly difficult and deadly in Aleppo.

Caritas works in the Jabal Es Saydeh quarter with families who have been forced from their homes. But it is now empty of all its residents, driven from their homes by heavy fighting.  The local sheikh was murdered. He had opposed the armed groups. He was beheaded and his severed head displayed for passersby to see.

Homes have been occupied by fighters and used as advanced firing positions. Bullets and bombs rain down ceaselessly on Jabal Es Saydeh and adjacent neighbourhoods.  Snipers dominate the city. They’ve moved into areas previously thought safe before.

Christian parts of the city which were thought safe have become the front line.  Families have had to flee from place to place looking for safety.  Aleppo has witnessed a major wave of people, both Christian and Muslim, leaving because they no longer feel safe or protected.

There is no electricity for hours even days. No water or telephone. We don’t even know where to bury the dead as to go to the cemetery is too dangerous.

Easter saw a huge number of people coming to the churches. There was no place to sit for many, so they stood. Many feared that the large crowds or the churches would be targeted, but a special protection enveloped us all.

Paques à Alep

Ces trois derniers jours ont particulièrement été difficiles et meurtriers.

La Région de Jabal Es Saydeh où nous avions un projet d’aide aux familles déplacées s’est vidée de ses habitants. La rage des combats a fait fuir tous les habitants. Leur cheikh qui a fait opposition aux groupes armés, a été décapité et sa tête exposée aux regards des passants.

Leurs maisons ont été prises en otage et servent de postes avancés pour les combats.

Sur les quartiers limitrophes au quartier Jabal el Saydeh il pleut des balles et des obus de partout et en continuation.

Les francs tireurs dominent la ville, surtout dans des quartiers où jusqu’ici on ne les avait pas encore vus.

Leurs armes atteignent une distance de 2 à 3 kms et atteignent des cibles sans distinction.

Les familles qui étaient jusqu’ici dans des quartiers que nous pourrions dire chrétiens, un peu plus sûrs,  sont complètement déstabilisées et se déplacent d’une région à l’autre car leur région est devenue à son tour une ligne de front.

La ville subit une grande vague d’immigration car les gens (chrétiens et musulmans) ne se sentent pas ni sûrs ni protégés .

Bien sûr nous continuons à manquer pendant des heures, voir des jours, d’eau, d’électricité, de téléphone. Nous ne savons même plus où enterrer nos morts car la zone des cimetières est en région dangereuse.

Par contre la fête de Pâques a vu dans les Eglises une affluence de croyants incroyable, pas de place pour s’ asseoir, que de gens qui sont restés debout. Cela malgré les nouvelles de sérieuses menaces de gens qui voulaient se faire exploser parmi les foules.

On s’attendait à ce que les Eglises soient attaquées, mais nous avons fait l’expérience d’une protection particulière qui nous enveloppait tous. »