Musawu on her 2.5km trip from the water point home. Credit: Caritas Kinshasa

By Guy-Marin Kamandji, Caritas Congo

Musawu walks with a firm step, carrying 20 litres of water on her head with great agility. The water must be equivalent to about half the 10 year old girl’s weight.

It’s Monday morning in Bukwa Mulumba, a town in Kasai Central in the Democratic Republic of Congo. Musawu still has to make the 2.5 km trip from her home to the water point and back two more times today.  

“When there is enough water at home, then my mother lets me go to school.  Tomorrow I will be able to go to school,” she says.

She is not the only one making the walk on the slippery slope. Mrs Kanyeba, a young woman,  doesn’t have the 250 to 300 Congolese Francs (about 20 cents) to buy 20 litres of water in her village, so she must make the journey herself.

“After four trips with 20 litres of water on my head, I’m exhausted,” she said. “All I want to do is go to sleep to regain my strength, but I must stay awake to prepare food for my family.”

Once you arrive, then you must battle to get to the water point past the others all trying to get their water. The art of getting through the chaos is called “katshofa“.

We meet Francisca. She has just arrived home, breathless and exhausted. The 50 year old woman is on her third round of carting water back and forth and still has two more to go, all with 20 litres of water on her head.

Mrs. Mwa Mbuyi Kapinga, the eldest of the Congolese women we spoke to, said, “Having a pump in the town would relieve us of a daily chore. Some women must make the journey 10 times a day. It can really injure us.”

Water is the major problem for the thousands of residents of Bakwa Mulumba. There one source of water, a pump dating back to the colonial era, has stopped working for almost two decades.

Generations of Congolese women all share the same dream: repairing the main water pump. Caritas Congo is urging for funds to purchase a pump to supply water, for the replacement of piping and construction of tanks and water points.

Le rêve de mademoiselle Musawu et des mères de Bakwa Mulumba: une pompe d’eau !

 

The art of "katshofa". Credit: Caritas Congo

Du haut de ses 10 ans, elle marche d’un pas ferme en balançant avec agilité son bidon de 20 litres d’eau sur sa tête. Les 20 litres qu’elle porte représentent la moitié de son poids, mais c’est sans se plaindre qu’elle déclare « S’il y avait suffisamment d’eau à la maison, maman m’aurait laissée partir à l’école. Demain, j’irais.»

C’est lundi matin à Bukwa Mulumba dans le Kasai Central et mademoiselle Musawu a encore deux tournées à faire pour satisfaire les besoins en eau de sa maison qui se trouve à 2,5 Km du point d’eau.

Elle n’est pas la seule à faire des kilomètres sur les pentes glissantes, Mme Kanyeba, 20 ans n’a pas les 250 à 300 francs congolais nécessaires pour acheter 20 litres d’eau. Elle doit donc le faire elle-même «Après mes quatre tours avec le bidon de 20 litres d’eau sur la tête, je suis toujours épuisée, avec l’envie de dormir un peu pour reprendre des forces. Mais, je dois rester débout pour préparer à manger pour ma famille,»dit elle.

Un peu plus loin nous rencontrons Mme Francisca, elle vient juste d’arriver à la maison, essoufflée et visiblement épuisée, cette femme dans la cinquantaine en est à son troisième tour et essaie de reprendre des forces pour effectuer ses deux derniers tours. Elle parcourt en total 12,5 km pour effectuer cette corvée.

La réhabilitation d’une pompe amenant l’eau dans les bornes fontaines près des habitations serait le rêve des ses trois générations de femmes congolaise.

L’eau reste le problème majeur pour la Chefferie de Bakwa Mulumba qui ne disposent que d’une source d’eau dont la pompe, datant de l’époque coloniale, a cessé de fonctionner depuis deux décennies.

C’est la doyenne Madame Mwa Mbuyi Kapinga qui résume la situation «Ca nous soulagerait de cette corvée quotidienne, allant jusqu’à 10 tours pour certaines femmes, et qui nous oblige parfois à en venir aux mains et à nous blesser.» dit elle.

Caritas Congo poursuit un plaidoyer pour obtenir les fonds nécessaires pour l’achat d’une pompe, le remplacement de la tuyauterie ainsi que la construction de citernes et des bornes fontaines.