Students  of St. Theresa School in Bangui at a special Mass for reconciliation

Students of St. Theresa School in Bangui at a special Mass for reconciliation. Credit: Caritas

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By Clotaire Mbao Ben Seba, Bangui

If you think a smile is stronger than a weapon
If you believe in the power of an offered hand,
If you can look at the other with a touch of love
If you prefer to know the hope to suspicion,
If for you the other is primarily a brother,
If you believe that peace is possible,
Then peace will come.

A hymn for peace sung by students of St. Theresa School in Bangui at a special Mass for reconciliation.
“If we speak, write and cry loud enough, someone may stop, listen and do something,” said Fr. Aurelio Gazzera, Caritas director in the diocese of Bouar in the Central African Republic. But he doubts that help will come to a country with chronically instability and little strategic value.

Conflict, human rights abuses and lawlessness has been rampant there since the rebel Seleka (Alliance) movement launched an offensive in early December. Seleka, composed partly of Arab-speaking Islamists, suspended the government, parliament and constitution after seizing the capital Bangui in late March.
Caritas staff say the situation has calmed down in Bangui since the arrival of regional peacekeeping troops. Seleka are now taking steps to disarm their own troops though rogue elements continue to terrorize people, particularly in the town of Bria.

The Apostolic Nuncio in Bangui Archbishop Jude Thaddeus Okolo presided over a Mass of reconciliation in the Catholic Cathedral in Bangui last month. Four ministers in the transition government were present. He has used powerful language to ask them to protect children. “To kill children is to destroy the whole nation,” he said.

More than 800,000 people in the Central African Republic, including 57,000 children under age 5, are at risk of starving and at least 656,000 children have no access to education, according to the UN in May. Children have been seized by armed groups to be used as soldiers.

Fr. Gazzera said, “We have an illiteracy rate of 50 percent. Classes have been interrupted because of the fighting. We must promote education. We must also strengthen the psychological support for the many children forcibly recruited. They must be reintegrated back into their families and their classes.”

Caritas is working hard for reconciliation and peace through its parishes. They also carry out food and seed distributions in several dioceses. To continue their efforts, they require further financial support. Caritas Internationalis is appealing for €750,000 to support the work but donations received so far are less than a quarter of the amount requested. Without support, these small programmes cannot continue.


Si tu crois qu’un sourire est plus fort qu’une arme

Si tu crois à la puissance d’une main offerte,

Si tu sais regarder l’autre avec un brin d’amour

Si tu sais préférer l’espérance au soupçon,

Si pour toi l’autre est d’abord un frère,

Si tu crois que la paix est possible,

Alors viendra la paix.

L’hymne chanté par les élèves de l’école Ste Thérèse pendant la  messe de réconciliation à la Cathédrale Notre dame de l’Immaculée Conception à Bangui.

” Si nous parlons, si nous écrivons et si nous crions fort, quelqu’un marquera peut-être un temps d’arrêt et nous écoutera – et pourra alors entreprendre quelque chose!” dit le Père Aurelio Gazzera, directeur de Caritas du diocèse de Bouar, qui déplore le manque d’intérêt de tous face à la situation dramatique de son pays “peu connu et doté d’un faible poids à l’échelle internationale”.

Les  abus des droits de l’homme et le non-respect des lois règne en Centrafrique depuis que les  rebelles de la coalition de la Seleka ont lancé leur offensive au début décembre. La Seleka  un groupement de plusieurs groupes rebelles qui ont pris le pouvoir et ont suspendu le parlement et la constitution lors de la capture de la capitale Bangui en Mars dernier.

D’après le personnel de Caritas la situation à Bangui semble s’être calmée avec l’arrivée de troupes de la Force multinationale d’Afrique centrale (Fomac), mais dans le reste du pays la situation reste volatile. En particulier dans la ville de Bira  ou plusieurs éléments incontrôlables profitent de l’instabilité pour piller et rançonner et terroriser les habitants.

Le vendredi 24 mai 2013, le Nonce apostolique à Bangui a présidé une messe de réconciliation en la Cathédrale Notre dame de l’Immaculée Conception de Bangui en présence de 4 ministres de la transition.  Le prélat a utilisé des termes très forts pour demander aux autorités de protéger les enfants qui sont l’avenir du pays. “Tuer les enfants c’est détruire toute la nation à partir de la base et définitivement, “déclare-il.

Plus de 800’000 personnes en Centrafrique dont 57’000 enfants en dessous de l’âge de 5 ans risquent de mourir de faim et 656’000 enfants n’ont pas accès à l’éducation selon une déclaration des Nations Unies en mai dernier. Un nombre important d’enfants ont été capturés et enrôlés par les groupes armés et utilisés comme soldats.

Le sort et le soutiens des enfants, qui sont parmi les plus vulnérable pendant les conflits sont au centre des préoccupations du Père Gazzera “Apres des mois d’interruptions de scolarité nous devons agir et promouvoir l’éducation, et surtout continuer à offrit un soutiens psychologique pour beaucoup d’enfants recrutés de force et qui doivent se réinsérer dans leurs familles et dans leurs classes,” dit il.

De plus dit-il “nous somme accablés par un système juridique qui se dresse contre les faibles, une politique dont le seul objectif est la quête de ses propres avantages et un système de santé publique qui ne s’intéresse qu’à la bourse des malades et peu à leur soucis de santé, je me demande comme dans le Psaume : ‘Que fera le juste ?’ (Ps 11,3).

Caritas s’affère a travailler pour la réconciliation et la paix à travers ses paroisses, ils effectuent également des distributions alimentaires ainsi que des distributions de semences dans plusieurs diocèses. Afin poursuivre leurs efforts ils nécessitent un soutien financier. Caritas Internationalis a lancé un appel de fond de €750 ‘000 mais les donations reçues représentent moins d’un quart de la somme demandée. Sans un support plus important de la communauté, ces petits programmes ne pourront pas continuer.