Bishop Theophile Kaboy with Caritas staff in Goma. Credit: Taylor Toeka/Caritas

Bishop Theophile Kaboy with Caritas staff in Goma. Credit: Taylor Toeka/Caritas

By Taylor Toeka

Bishop Theophile Kaboy of Goma has condemned the violence sweeping the troubled east of the Democratic Republic of Congo. In a pastoral letter, Bishop Kaboy says called for an end to “the vicious circle of violence” and pleaded “in the name of God , let us live!”

The Congolese army has been battling the M23 rebels for nearly a week in and around Goma, the capital of North Kivu.  Shelling has left dozens dead and wounded in Goma.

“August has been very painful,” said Bishop Kaboy, saying the shelling and killings spread fear and panic among the people.

The M23 rebels seized Goma briefly last November. Bishop Kaboy said that action caused “lives lost, people forced from their villages and fields to live in misery in makeshift camps. Human rights violated, children forced from their schools and forced to fight with armed groups, women and girls raped.”

The bishop called on all parties involved in the conflict to give peace to North Kivu, which has suffered two decades of war.

“Don’t betray the hopes of an entire people,” he said. “Nobody understands the motives for this war or how long this terrible nightmare will continue.”

En français

Goma, le 28 août 2013 (caritasdev.cd) : La Lettre pastorale condamne “le cercle infernal des violences qui fabrique des victimes à tour de bras”.

Elle est la suite logique de la Lettre pastorale du 6 mai dernier, “En cette période de désolation, relevons la tête”, dans laquelle l’Evêque de Goma réconfortait aussi “toutes les personnes affectées par ces affres de la mort”.

“Au nom de Dieu, laissez-nous vivre !”, est le message de réconfort au peuple de Dieu et aux hommes de bonne volonté lancé par Mgr Kaboy (en mission en dehors de Goma). Il est consécutif aux obus largués sur Goma, qui ont fait une dizaine de morts et plusieurs blessés.

“Le mois d’août 2013 a été fort pénible : les obus largués l’après-midi du 22 août à Kanyaruchinya… ou encore, au centre-ville, le 24 août à Ndosho, n’ont fait qu’intensifier la psychose d’insécurité par le nombre des décès et des blessés”, indique la Lettre
pastorale.

Alors que “le triste spectacle du 18 novembre 2012 (la prise de Goma par les rebelles du M23) est encore frais dans nos mémoires”, l’Evêque déplore les conséquences qui en ont résulté. “Que des vies humaines perdues, des déplacés loin de leurs villages et de leurs champs, misérablement massés dans des camps de fortune aux conditions précaires. Que des violations des droits de l’homme, des enfants contraints d’abandonner la scolarisation, enrôlés de force dans des groupes armés, des filles et femmes violées… actes ignobles !”

L’Evêque en appelle donc “à la conscience des responsables de ces événements et aux autorités compétentes” de donner la paix aux habitants du Nord-Kivu, fatigués par des guerres récurrentes de deux décennies. “Pourquoi trahir les aspirations de tout un peuple au nom des idéologies et fausses ambitions ? Le peuple n’arrive toujours pas à comprendre les véritables mobiles de cette guerre et encore moins pour combien de temps va encore durer cette effroyable cauchemar.

Plusieurs situations démontrent des ambigüités de toutes sortes au détriment du bien du peuple”, renseigne la Lettre pastorale.

“Jusques à quand le peuple croupira dans une misère effroyable, cherchant désespérément la paix pour construire un monde plus beau qu’avant ?”, interroge la Lettre pastorale. Qui répond (d’ailleurs), elle-même, par : “Au nom de Dieu, laissez-nous vivre !”

Taylor Toeka / Cellule de Communication/Caritas Goma