Many houses have been destroyed in this area of CAR, driving thousands from their homes.

Many houses have been destroyed in this area of CAR, driving thousands from their homes.

Fr Aurélio Gazzera is the local diocesan Caritas director in Bouar in Northern Central African Republic.

On Sunday evening, I was making a visit to sick person in town when I was called over by a group of people. They took me to see a young man who’d been badly beaten after being arrested.

Seleka fighters has stopped him in Bocaranga for no reason. They brought him to Bozoum, where he says he was imprisoned for 11 hours, beaten so badly he lost an eye and was left with his legs and arms paralyzed. His family had to pay 90.000 f CFA to take him to hospital.

On Monday morning, a widower came to see me to ask for prayers for her son, who’d been similarly arrested and beaten. Again, he’d lost an eye and couldn’t move his arms. She was being asked for 150,000 fCFA to take him to hospital.

I went to see Seleka to raise these cases with those in charge. I met a ‘Colonel’ told him about the abuses and asked for the release of widow’s son. But he refused, saying this was the job of the military. His colleague showed up, shouting that he would kill me as I had no right to speak for the people, threatened me with his gun and hit me. At that point I left.

How long will this hell continue?

But there is hope. On Tuesday the young people of Bozoum held a strike of the motorbike taxis in protest against what had happened to me. They didn’t tell me, just did it calmly and discreetly, these friends with courage. It touched me very deeply.

En français

Hier, dimanche, je suis allé visiter un malade dans un quartier. Sur le chemin du retour, des gens m’appellent pour que je puisse voir un jeune de 25 ans,, qui a été arrêté à Bocaranga par la Seleka pour une question d’argent (dans laquelle il n’était pas concerné), et puis amené ici à Bozoum. Les rebelles de la Seleka l’ont gardé 11 jours, l’ont ligoté et torturé : à cause des coups, il a perdu un œil, et ses bras et ses mains sont paralysées… Pour le faire sortir et l’amener à l’hôpital, la famille a dû payer 90.000 f CFA.

Ce matin, lundi, une maman, veuve d’un pasteur qui a perdu la vie dernièrement à cause des tirs sauvages pendant la fête du Ramadan (il souffrait d’hypertension) est venue pour me prier de faire quelque chose pour son fils. Il avait un fusil artisanal, qu’il a remis au chef de quartier, Mais il a été arrêté, ligoté et torturé. Lui aussi a perdu un œil et a les bras bloqués… Les Seleka demandent 150.000 f.
A ce point, j’ai décidé d’aller voir les Seleka.

Arrivé à la base, il n’y avait que 1 homme armé. Les geôles par contre étaient pleines… J’ai commencé à demander quand ils vont terminer de torturer les gens et de les garder en prison… Il y en a d’autres qui sont arrivé, et j’ai demandé où était le chef. Ils m’ont indiqué la maison de l’autre côté de la route, où réside le « colonel » des Seleka. J’y suis allé. J’étais en train d’attendre, quand d’autres Seleka sont arrivés, et ils m’ont menacé en disant qu’ils vont me tuer.

Le « Colonel » est arrivé. On s’est assis et on a commencé à discuter. J’ai dit que je venais pour ces abus, et j’ai expliqué ce qui s’était passé. Il a dit que c’est leur travail. J’ai dit que ce n’est pas leur travail d’arrêter les gens, et surtout de les taper. Il a dit qu’il sont des militaires, donc ils peuvent faire ce qu’ils veulent. J’ai demandé alors au moins de libérer celui qui était grave, mais il a refusé.

C’est à ce point qu’un autre « Colonel » (un certain Goni) est arrivé, en criant qu’il allait me tuer. Que je n’avais pas le droit de venir plaidoyer pour les gens. Il a menacé avec son arme, et puis il m’a giflé…

A ce moment, je suis parti.

Comment on peut continuer? quand il y a 9 barrières entre Bozom et Bangui, et 9 entre Bozoum et Ngaundaye. Quand ces rebelles ne respectent aucune autorité, aucune loi….
Jusqu’à quand ça va continuer cet enfer?