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Caritas pense que le sommet du G8 au Japon n’est pas allé assez loin en ce qui concerne la réduction nécessaire des émissions de CO2 pour endiguer le réchauffement mondial.

Les leaders du G8 ont prévu de réduire les émissions de CO2 de 50 pour cent d’ici à 2050. Caritas Internationalis pense que ce chiffre est loin d’être suffisant pour sauver la planète.

Le porte-parole de Caritas Internationalis, Joseph Cornelius Donnelly, est au sommet du G8 au Japon, pour représenter les 162 organisations membres du réseau d’organisations caritatives catholiques.

M. Donnelly a déclaré : “Le G8 a fait ses preuves en ce qui concerne les déclarations du genre ‘le verre est à moitié plein, le verre est à moitié vide’. Il joue maintenant à pile ou face avec l’avenir de notre planète en prenant des décisions qui vont toucher les générations à venir longtemps après que ce G8 aura été oublié.

« Caritas se réjouit du renforcement des engagements de l’année dernière. Si c’est le point de départ des négociations, alors nous sommes prêts. Si c’est l’objectif espéré, alors cela représente un énorme échec des dirigeants.”

Le G8 a déclaré que des objectifs à moyen terme seront nécessaires pour atteindre la cible commune, mais que ce serait à chaque pays de décider de les adopter. L’année dernière, les mêmes pays ont seulement accepter de « réfléchir sérieusement » à une réduction de 50 pour cent d’ici à 2050.

Caritas pense que pour conserver la vie telle que nous la connaissons, nous devons réduire les émissions de gaz contribuant à l’effet de serre de 80 pour cent d’ici à 2050 pour maintenir le réchauffement mondial au-dessous d’une augmentation de 2°C par rapport aux températures de la planète avant la période industrielle.

Les pauvres et ceux qui sont marginalisés sont les plus vulnérables aux désastres naturels causés ou aggravés par le changement climatique. Plus de 20 millions de personnes ont été touchées par les inondations en Asie du Sud l’année dernière. Le Mexique a eu les plus fortes inondations depuis 50 ans et une grande partie de l’Afrique de la côte atlantique à l’océan Indien était sous les eaux.

Le danger, c’est que les ressources inadéquates promises au développement soient détournées vers le changement climatique. Caritas espère que le communiqué définitif du G8 promettra des actions sur le changement climatique et des aides supplémentaires pour le développement.

Les programmes d’adaptation qui aident les pays en voie de développement à s’attaquer aux menaces causées par le changement climatique coûteront environ 50 milliards de dollars par an. Comptant sur leur capacité à payer et leur contribution historique aux causes du changement climatique, les Etats-Unis, l’Union européenne, le Japon, le Canada et l’Australie devraient donner plus de 95 pour cent des fonds nécessaires.

Joseph Donnelly est le chef de la délégation de Caritas Internationalis aux Nations Unies à New York. Il fait campagne pour la société civile au G8 aux côtés de Caritas Japon.

Vous pouvez contacter M. Donnelly au (+81) 080.6093.6170 ou au (+81) 090 7739 9528 ou par e-mail à caritasny@aol.com

Chef de la communication de Caritas Internationalis : Patrick Nicholson au +39 06 69879725 ou au +39 00334 3590700 ou par e-mail à e-mail nicholson@caritas.va