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Caritas AIDS Specialist Fr Bob Vitillo in Vietnam Credits: Caritas

Caritas AIDS Specialist Fr Bob Vitillo in Vietnam
Credits: Caritas

Mgr. Robert J. Vitillo est le conseiller spécial pour le VIH et le SIDA de Caritas Internationalis et chef de la délégation internationale à Genève.

Mgr. Vitillo milite, pour le compte de Caritas et d’autres organisations catholiques internationales, pour la promotion d’une réponse concrète et plus juste à la pandémie de la part des gouvernements, des églises et des organismes internationaux.

Nous l’avons rencontré.

Q : Depuis quand êtes-vous engagé dans la lutte contre le VIH et le SIDA ?

Mgr. Vitillo : J’ai commencé mon travail sur le VIH et le SIDA en 1987 lorsque Caritas Internationalis a décidé de concentrer ses efforts en priorité sur la pandémie.

Q : Cela fait longtemps. Comment votre travail a-t’il commencé ?

Mgr. Vitillo : Un travail de partenariat a d’abord été réalisé entre les membres de Caritas. Un programme stratégique et permanent d’éducation sur le VIH et le SIDA a été mis en place par le biais de séminaires à l’échelle mondiale, régionale, nationale et locale.
Caritas compte désormais bien plus que ses partenaires habituels dans son travail pour la promotion d’une réponse efficace aux problèmes liés au VIH et au SIDA.  L’objectif est l’instauration d’une plus grande solidarité entre les personnes vivant avec le VIH et le SIDA ou celles qui sont touchées par le virus.

Q : Qu’est-ce qui vous a poussé à réaliser ce travail sur le VIH et le SIDA ?

Mgr. Vitillo : Des communautés de croyants chrétiens ont été envoyées en mission apostolique pour proclamer l’évangile de Jésus à tous ceux qui voudraient bien l’entendre, les églises doivent enseigner les vérités sur l’amour inconditionnel de Dieu pour les hommes et les femmes, indépendamment de leur séropositivité. De la même manière, les églises sont appelées à être les serviteurs des pauvres et des plus vulnérables. Dans de nombreuses régions du monde, les personnes séropositives sont considérées comme les plus pauvres parmi les pauvres, et sont par conséquent en droit d’exiger une acceptation et une reconnaissance compatissantes et neutres.

Q : Quelles sont vos priorités actuelles ?

Mgr. Vitillo : Nous diffusons des informations, nous encourageons la solidarité en soutenant des programmes de soins, de soutien, de traitement et de prévention du VIH, nous menons des actions au niveau mondial, national et local pour l’obtention de lois et de procédures globales dans le but de garantir un accès direct aux soins, aux traitements, au soutien et à l’éducation aux personnes touchées par la pandémie, et nous luttons contre la stigmatisation et la discrimination.

Q : En quoi consiste votre travail ?

Mgr. Vitillo : J’organise des consultations et des réunions entre théologiens et éthiciens, je développe des programmes religieux dans le monde, j’informe les donateurs des besoins de financement des partenaires actifs sur le terrain, je réalise un travail de défense des intérêts auprès des Nations Unies et au niveau international, et je fournis des comptes rendus et des rapports aux évêques et au Vatican pour leurs communiqués et leurs plans d’action.

Q : Pouvez-vous observer des signes de progrès ?

Mgr. Vitillo : Oui. Mes recherches en Afrique du sud montrent que l’église catholique joue actuellement un rôle de leader en fournissant un accès à la prévention, au traitement, aux soins et aux droits de l’homme. Les organisations religieuses peuvent faire toute la différence dans la lutte contre le VIH et le SIDA et il est extrêmement gratifiant de voir cela se produire.