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Caritas imagines globalisation based on solidarity

Caritas imagines globalisation based on solidarity

Les derniers mois de 2008 ont vu le système économique mondial subir son pire effondrement depuis les années 1930, un effondrement qui fera basculer des millions de personnes dans une pauvreté plus profonde.

L’année 2008 a marqué aussi l’écoulement de la moitié du temps imparti à la réalisation des Objectifs de développement du Millénaire (ODM), une série d’objectifs en matière de réduction de la pauvreté, entérinés en 2000 par la quasi-totalité des pays et visant à libérer des millions de personnes de la pauvreté en 15 ans.

À mi-chemin de l’échéance de 2015, les engagements accrus en faveur de l’aide et les allégements historiques de la dette ont permis à des millions de personnes de se hisser hors de la pauvreté. Mais certains pays ne vont pas dans la bonne direction. Le nombre de personnes souffrant de la faim est en augmentation.

Caritas et ses partisans ont instamment demandé des engagements concrets, par exemple que certains des pays les plus riches du monde reviennent sur leur décision de réduire leur aide ou que l’on améliore la façon dont l’aide est dépensée. Des millions de personnes ne veulent pas voir des milliards de leurs congénères vivre dans la pauvreté. Ils veulent que les grands de ce monde passent à l’action. Caritas a participé à une série de manifestations de haut niveau visant à faire pression sur les pays riches pour qu’ils honorent leurs promesses concernant l’aide, les échanges commerciaux et la dette et progressent sur la voie de la réalisation des ODM.

Dans les communautés pauvres, Caritas a aidé les populations à trouver leurs propres solutions au problème de la pauvreté. Une flambée des cours mondiaux des produits alimentaires a rendu cette tâche plus difficile. En Haïti, le prix des aliments de base a augmenté de 50 % rien qu’en janvier et février.

En septembre, les marchés financiers ont plongé dans le monde entier et des sociétés majeures ont fait faillite. Des milliards ont été trouvés pour renflouer le système bancaire, alors que certains pays riches tels que l’Irlande et l’Italie ont réduit leurs budgets consacrés à l’aide.

Dans le monde développé, en particulier en Europe et aux États-Unis, les organisations membres Caritas, telles que Catholic Charities USA, Caritas Espagne, Caritas Luxembourg et Caritas Allemagne, ont constaté une augmentation du nombre de citoyens pauvres fréquentant leurs soupes populaires et leurs centres d’accueil. Rien qu’en décembre et en janvier, plus d’un million de travailleurs ont été licenciés aux États-Unis.

Au moins 53 millions de personnes supplémentaires vont être poussées dans la pauvreté dans les pays en développement, du fait de la crise financière. Elles viendront s’ajouter aux 135 à 150 millions de personnes réduites à la pauvreté par la flambée des prix des denrées alimentaires et des carburants l’année dernière.