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“Sans Caritas et l’Eglise au Myanmar, un grand nombre de personnes souffriraient de la faim à la suite du passage du cyclone Nargis,” a déclaré l’archevêque Charles Bo de Yangon lors d’une visite récente au siège de Caritas dans la Cité du Vatican.

Le cyclone Nargis a frappé la région du delta de l’Ayeyarwady, au Myanmar (Birmanie) le 2 mai 2008, en causant mort et dévastation comme jamais auparavant.

Quelques jours plus tard, l’archevêque Bo a visité les zones les plus gravement touchées. “Je n’avais jamais vu de tels ravages,“ a-t-il dit. “30 à 40 villages, 300 à 400 maisons détruites. Tout ce qui restait, c’était des choux. Et les corps des personnes et des animaux morts.”

N’étant pas touchés par les restrictions que le gouvernement a imposées aux déplacements des agents humanitaires étrangers, les agents de la Caritas et de l’Eglise locales ont pu fournir une aide immédiate, sous forme de vivres, d’abris et d’aide psychosociale.

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“De nombreuses personnes sont venues me voir pour exprimer leur gratitude pour l’aide qu’ils ont reçue les premiers jours,” a dit l’archevêque. Il pense que 95% de l’aide donnée à Caritas a été distribuée aux personnes qui en avaient le plus besoin.

L’archevêque a affirmé que les progrès sont visibles, tout en soulignant que la situation d’urgence demeure parce que les rizières du delta ont été inondées d’eau salée, ce qui empêche les cultures de pousser. Caritas continue de fournir du riz, mais elle considère maintenant la prochaine phase de la réponse.

“L’année prochaine, avec beaucoup de pluie, l’eau salée disparaîtra,” dit-il. “Les agriculteurs auront besoin de buffles et de vaches pour planter des cultures. Les communautés de pêcheurs auront besoin de bateaux et de filets. Certains auront besoin d’abris et de logements dignes. L’Eglise s’occupera aussi des enfants en reconstruisant les écoles et en fournissant des abris.

“Alors que les personnes essaient de survivre aux situations d’urgence, elles sont reconnaissantes de l’aide reçue pour se redresser et retrouver une vie normale. Elles ne sont pas découragées, mais sont prêtes à faire face au défi.”

L’archevêque Charles Bo affirme que les difficultés de la population du Myanmar ne finiront pas, mais qu’il espère que l’aide aux survivants de Nargis améliorera leur vie.

“Avant les pauvres vivaient dans des cabanes, au jour le jour, dit-il. Les logements actuels sont plus dignes. En fournissant du travail aux agriculteurs et aux pêcheurs, les moyens de subsistance d’un grand nombre d’entre eux sont meilleurs de ce qu’ils n’étaient avant Nargis.”