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Families receive a one-month ration of maize, sugar beans and vegetable oil. Caritas is providing food to 3000 families – 15,000 people – in Gweru diocese. It is hoping to provide food to 14,000 families – or 70,000 people - across Zimbabwe for six months. Credits: Cibambo/Caritas

Families receive a one-month ration of maize, sugar beans and vegetable oil. Caritas is providing food to 3000 families – 15,000 people – in Gweru diocese. It is hoping to provide food to 14,000 families – or 70,000 people – across Zimbabwe for six months.
Credits: Cibambo/Caritas

Au Zimbabwe, les écoliers s’évanouissent à cause de la faim dans les établissements où, du moins, il y a encore des enseignants. En effet, les frais pour aller au travail et acheter le repas de midi sont souvent trop élevés par rapport à leurs modestes salaires.

A la maison, maman ou papa peuvent sauter un repas ou deux afin qu’il y ait assez pour leurs enfants. Si maman et papa sont encore là, bien sûr. Le Zimbabwe compte le plus grand pourcentage d’orphelins à cause du sida dans le monde.

Si maman et papa sont encore là, papa a probablement vendu ses outils agricoles qu’il utilisait pour travailler son petit lopin de terre afin de pouvoir acheter quelques vivres pour sa famille. S’il n’y a plus que maman, elle a été probablement forcée à travailler dans l’industrie du sexe car avec une telle pénurie d’argent, des champs en jachère, le manque d’emplois et une économie en ruine, quel autre moyen a-t-elle pour nourrir sa famille?

Ce ne sont que quelques exemples des effets que la faim a sur la vie des personnes. Il y en a beaucoup d’autres : l’impossibilité ou le ralentissement du développement éducatif chez les enfants sous-alimentés, une plus grande facilité à tomber malades et le risque que les médicaments pour le sida ne marchent pas comme il faut par manque de repas nutritifs.

Caritas a lancé un appel d’urgence de 7, 7 millions USD pour le Zimbabwe en janvier 2009. Son but est de dispenser l’aide aux Zimbabwéens sous forme de vivres, offrir des semences et une formation afin qu’ils puissent faire pousser des produits destinés à leur propre alimentation ou à la vente, améliorer les infrastructures hydrauliques et l’éducation afin d’aider à prévenir les maladies telles que le paludisme et fournir les médicaments adéquats.

Jacques Dinan, coordinateur régional de Caritas pour l’Afrique, s’est rendu récemment à une distribution de vivres dans le diocèse de Gweru au Zimbabwe. Là, il s’est adressé à Wonder Mufunda, un coordinateur chargé de superviser la distribution de vivres consistant en une ration mensuelle de maïs , sucre, haricots et huile végétale aux familles affamées.

M. Mufunda a expliqué que seulement un tiers de l’argent a été collecté jusqu’à présent pour l’appel du Zimbabwe, ce qui entraîne une forte réduction des rations destinées aux familles… (ECOUTEZ)

Si les fonds le permettent, affirme M. Mufunda, Caritas veut fournir des vivres à plus de 14 000 familles dans tout le Zimbabwe pendant une période de six mois. Mais il explique qu’il y a aussi d’autres institutions, comme les hôpitaux, qui ont besoin du soutien de Caritas. Le Zimbabwe était surnommé autrefois le “grenier à blé d’Afrique ”, mais une série de mauvaises récoltes ont laissé les champs en friche. M. Mufunda déclare que c’est là l’une des raisons de la crise actuelle… (ECOUTEZ)

Il affirme que malgré la grande solidarité dont ont fait preuve de nombreuses organisations membres de Caritas dans le monde entier, les personnes souffrant de la faim sont encore trop nombreux. Il exhorte les personnes à faire en sorte que Caritas ait assez de fonds pour atténuer les effets de la crise alimentaire et économique sur les Zimbabwéens…(ECOUTEZ)