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“Starvation in Niger: Strong action is needed to mitigate the impact of climate change.” Credits: Caritas

“Starvation in Niger: Strong action is needed to mitigate the impact of climate change.”
Credits: Caritas

L’approche des leaders du G8 sur le changement climatique est timide, déclare Caritas Angleterre et Pays de Galles (CAFOD) et Caritas Ecosse (SCIAF), et aucune solution pour agir n’a été proposée.

Même si le G8 reconnaît le problème du changement climatique et ses causes, les leaders mondiaux sont loin d’avoir été précis dans leur réponse, promettant seulement “une action forte et rapide”.

George Gelber, chef des programmes de la CAFOD, a déclaré : « La chancelière Angela Merkel a fait accepter le consensus international sur le changement climatique par les Etats-Unis mais ceci au détriment de l’objectif de limiter la hausse de la température mondiale au-dessous de la limite cruciale des 2° C.”

« C’est l’approche de la solution la plus simple. Le changement climatique est un tsunami au ralenti pour des millions de pauvres dans le monde. »

Le changement climatique est déjà une réalité, provoquant la sécheresse en Afrique et en Amérique centrale, la désertification, les inondations et les changements météorologiques violents et imprévisibles.

70 % de la population de la région subsaharienne vit dans des zones rurales, leurs moyens de subsistance dépendant totalement ou en partie de l’agriculture pluviale. Des millions d’entre eux deviendront demain des réfugiés de l’environnement si le changement climatique n’est pas contrôlé.

Abi Dymond, analyste politique de la SCIAF, a déclaré : « Les pays les plus riches devraient montrer l’exemple car ils peuvent se le permettre et car ils doivent leur richesse à leur utilisation prodigue des combustibles fossiles depuis deux cent ans.

« Ils le doivent aux pays en voie de développement qui sont les moins responsables du réchauffement mondial et qui vont en subir les conséquences les plus graves. »

Le G8 a mis en place une directive collective sur le changement climatique, ce qui est positif, mais il est essentiel d’agir rapidement.

Nous voulons voir cette promesse d’une « action forte et rapide » devenir un objectif réel des pays du G8 lors des prochaines négociations des Nations Unies sur le changement climatique.

Les consensus scientifique international est le suivant : si nous voulons réduire au maximum les effets néfastes du changement climatique, il est primordial de limiter la hausse de la température en dessous de 2° C.

Famine au Niger : Une action forte est nécessaire pour atténuer les effets du changement climatique.