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Fatima benefits easily accessible water thanks to Caritas Credits: NCA 2009

Fatima benefits easily accessible water thanks to Caritas
Credits: NCA 2009

Fatima a 11 ans et vit avec sa famille dans le camp pour PDI de Khamsadageig au Darfour, qui accueille 19 000 personnes. Créé en 2005, c’est l’un des camps les plus anciens au Darfour. Caritas soutient des programmes visant à fournir eau, services d’assainissement et campagnes de promotion de l’hygiène dans le camp.

Etat l’aînée d’une fratrie de cinq enfants, Fatima doit aider sa mère à rapporter l’eau pour la famille chaque jour. Ensemble, elles prennent au moins 80 litres d’eau pour cuisiner, laver et pourvoir à d’autres besoins quotidiens.

Comme dans de nombreux conflits, la crise du Darfour a profondément touché les enfants. Les terribles histoires de perte, de privations et de mauvais traitements sont monnaie courante, surtout parmi les femmes et les filles.
Caritas s’emploie à réduire le poids de la crise humanitaire qui grève les enfants.

Une histoire de succès : une initiative pour l’approvisionnement en eau, les services d’assainissement et la promotion de l’hygiène. Les partenaires Caritas au Darfour, Norwegian Church Aid (NCA), fournissent l’eau à plus de 130 000 personnes qui sont restées sans abri à cause des combats et aux communautés d’accueil touchées par le conflit dans les camps de Zalingie et les villages autour dans le Darfour occidental.

Les partenaires Caritas oeuvrent dans le camp pour PDI de Khamsadageig, où vit Fatima, accueillant 19 000 personnes. Etabli en 2005, c’est l’un des camps les plus anciens du Darfour. Caritas soutient les programmes visant à fournir eau, services d’assainissement et campagnes pour la promotion de l’hygiène dans le camp.

Ce projet a permis de réduire le poids que les enfants doivent supporter chaque jour quand ils vont chercher l’eau pour l’usage ménager ; ils ont ainsi joui de beaucoup de bénéfices directs et indirects.

Fatima affirme que, maintenant que l’eau est plus proche de ‘chez elle’ dans le camp, la situation est bien plus simple. ‘J’ai beaucoup d’ami et nous avons le temps de nous rencontrer et de jouer parce qu’il est plus facile pour nous de chercher l’eau avant d’aller à l’école ou jouer’, explique-t-elle.

Elle est reconnaissante pour les services sanitaires et d’approvisionnement en eau qui ont été fournis à son école. L’accès à ces services lui a permis d’aller à l’école. Les partenaires Caritas fournissent l’eau courante salubre à l’école, les latrines séparées pour garçons et filles, les services pour laver les mains et les outils de ménage.

L’Afrique sub-saharienne est confrontée à l’une des pires pénuries – seuls 56% des habitants de la région ont accès à l’eau propre et seuls 37% ont accès aux services d’assainissement . Au Soudan, comme dans beaucoup d’autres cultures, ce sont principalement les femmes et les filles qui sont chargées de l’usage et de la gestion des ressources en eau, assainissement et santé au niveau ménager .

Fatima ne se souvient pas beaucoup de son village mais sa mère lui raconte que là-bas il était bien plus difficile d’avoir de l’eau parce qu’ils devaient marcher au moins une heure pour avoir accès à l’eau propre.

 


1 Département des affaires économiques et sociales des Nations Unies (2004). A Gender Perspective on Water Resources and Sanitation, Document de base No.2, Commission sur le développement durable, New York, USA. 27 mai 2009 sur http://www.un.org/esa/sustdev csd/csd13/documents/bground_2.pdf

2 L’eau pour la vie, Nations Unies (2005). Gender, Water and Sanitation, Directives. 27 mai 2009 sur http://www.un.org/waterforlife decade/pdf/un_water_policy_brief_2_gender.pdf