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Empowering Oceania

Empowering Oceania

de Tim Walsh, Caritas Océanie

Un atelier organisé par le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a été tenu la première semaine de juin à Rarotonga, la capitale des îles Cook. Son objectif était d’améliorer la coordination des interventions dans les situations d’urgence et de la réponse aux événements météorologiques dans le cadre des efforts continus déployés pour gérer les effets des changements climatiques.

Les participants à l’atelier étaient pour la plupart des habitants des îles Rarotonga, Aitutaki, Mangaia, Mauke et Mitiaro, notamment des représentants de Caritas Océanie, de New Zealand Aid, de la Croix-Rouge Fiji et de la Commission Justice, paix et développement, ainsi que des représentants du gouvernement. Les agences des Nations Unies et le bureau national pour la gestion des crises (Emergency Management Cook Islands) étaient aussi présents.

Les participants venant des îles Cook ont convenu dès le départ que, s’il est important de présenter leur situation, qui ne cesse de s’aggraver, à la communauté internationale plus large, il faut que le processus soit mis en œuvre et géré par les habitants des îles. En combinant les ressources intellectuelles, sociales et spirituelles de la région, ils doivent élaborer des solutions qui tiennent compte des traditions et de l’unicité de l’Océanie.

Le groupe a révisé l’intervention initiale et la première phase de redressement mises en œuvre à la suite du cyclone tropical “Pat”, qui a frappé l’île Aitutaki il n’y a pas longtemps. La première étape consistait à reconnaître les défauts: les lacunes en termes de planification, la communication insuffisante, les doublons dans les activités, l’imprécision de leurs évaluations et les retards dans la réponse aux demandes d’aide. Les participants ont également reconnu que leur point fort, c’est d’être une petite communauté.

Etant peu nombreux, chacun connaît bien les possibilités des autres, la richesse existant dans la région et les ressources naturelles disponibles. De plus, ils reconnaissent le pouvoir de la prière nationale pour la paix et le courage qui a été consacrée à la communauté et qui a été la première action de communication nationale après le cyclone.

L’atelier a aidé les participants à identifier ce qu’ils ont fait de bien, les faux pas dans la planification et les actions d’intervention, ainsi que les enseignements à appliquer si cela se reproduit. Ils se rendent compte que leur plus grand bien c’est “tatou”, ce qui veut dire “nous”, et qu’en travaillant ensemble dans la confiance mutuelle et l’amour réciproque, ils pourront éviter les séparations au niveau organisationnel. Leurs systèmes de planification et leurs structures n’ont pas besoin d’être réinventées, ils doivent simplement être mis en œuvre avec plus de coordination.

Conscients du fait qu’il vivent dans le ‘jardin de l’Eden’ du Pacifique, les participants ont reconnu qu’ils sont parmi les personnes de loin les plus vulnérables et touchées par les catastrophes. Tout en appréciant les offres d’aide des donateurs et des partenaires internationaux, ils sont convaincus qu’ils disposent de la force et des ressources nécessaires pour accomplir eux-mêmes le travail fondamental. Cette prise de conscience a contribué à rendre la population du Pacifique plus autonome et prête à accueillir toute aide complémentaire éventuelle.

Tim Walsh est le coordinateur régional de Caritas Océanie