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Water, LRA emergency response, TamburaYambio, Credits: Bridget Burrows/CAFOD

Water, LRA emergency response, TamburaYambio,
Credits: Bridget Burrows/CAFOD

En coopération avec les Nations Unies et l’Union européenne, Caritas apporte une aide d’urgence aux victimes des attaques de la LRA dans le Sud-Soudan.

Au cours des dernières années, environ 1,8 million de réfugiés et personnes déplacées sont retournés au Sud-Soudan. Les combats semblaient avoir pris fin après vingt ans de guerre civile.

Juste au moment où les déplacés revenaient chez eux, des violences intertribales et  des attaques de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), un mouvement rebelle ougandais, ont repris, faisant environ 250 morts. Autour de 100 000 personnes ont dû de nouveau  fuir les violences.

Caritas apporte une aide à 5 000 ménages dans le diocèse de Tombura-Yamboi, en Equatoria de l’Ouest, pour un montant de 400 000 euros. L’aide comprend les salaires de personnes employés pour des activités destinées à améliorer l’accès à l’eau, l’assainissement et l’hygiène, des projets de rétablissement de la paix et des distributions de semences, d’outils, des kits ménagers et de nourriture.

Le Soudan est le pays qui compte le plus grand nombre de personnes déplacées internes (PDI) au monde, soit 2,7 millions de personnes. La plupart d’entre eux dépendent de l’aide humanitaire pour leur survie.

En plus des difficultés liées au conflit et au déplacement de personnes, le Sud-Soudan a été touché en 2009 par une crise alimentaire majeure. Un enfant sur deux y souffre de malnutrition.
Il faut espérer que le référendum sur l’indépendance du Sud-Soudan en 2011, susceptible d’entraîner de nouveaux conflits dans cette région fragile, constituera une nouvelle étape vers la transition démocratique.

Le projet de Caritas permet à la fois de répondre aux besoins les plus urgents et d’assurer, par des activités génératrices de revenus, un meilleur avenir à ces populations.

Beaucoup de personnes ont perdu des proches ou leur maison. Lina Ngbadeegbe a perdu quatre membres de sa famille en exil. Grâce à Elvira Raphael, une autre PDI âgée de 36 ans, Lina ne devra plus passer plusieurs heures par jour à aller chercher de l’eau. Caritas a appris à Elvira de réparer les pompes à eau, un savoir-faire qu’elle met maintenant à disposition des autres personnes déplacées de sa communauté.

La LRA est tristement célèbre pour ses méthodes cruelles, notamment l’enlèvement d’enfants, enrôlés de force ou utilisés comme esclaves sexuels et rendus dociles par des rituels cruels, tels que l’amputation de certaines parties du corps ou l’ordre de tuer des membres de la propre famille. Le fils de Taritizio Nzeme, âgé de 12 ans, a été enlevé par les rebelles de la LRA. Son petit-fils John, âgé de 14 ans, était avec lui au moment de l’enlèvement, mais a réussi à s’enfuir. Taritizio et sa famille ont reçu des kits ménagers de Caritas.

Lire leurs témoignages

 

 

Taritizio Nzeme, 62 ans. Son fils, âgé de 12 ans, a été enlevé.
John Bakoyego, petit-fils de Taritizio, 14 ans, raconte comment il a failli être enlevé
Lina Ngbadeegbe, 53 ans, a perdu quatre membres de sa famille en exil.
PDI Elvira Raphael, 36 ans, a participé à une formation de Caritas et sait désormais réparer des pompes pour aider d’autres PDI.