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Miriam teaches tailoring in a relief camp in Darfur. Credits: Edwyn Shiell/ACT-Caritas

Miriam teaches tailoring in a relief camp in Darfur.
Credits: Edwyn Shiell/ACT-Caritas

Caritas Internationalis oeuvre au Darfour en coopération avec Action by Churches Together (ACT) pour apporter une aide à 350 000 personnes, dont 240 000 ont perdu leur foyer. Son partenaire exécutif, Norwegian Church Aid, collabore à son tour avec deux partenaires soudanais, le Conseil des Eglises du Soudan et Sudanaid (Caritas Soudan).

Miriam enseigne la couture dans le camp de Bilel, un des camps de secours du Darfour. Il accueille plus de 30 000 Soudanais qui ont fui les violences. Voici son histoire.

“Ma famille s’est installée dans le camp de Bilel à la suite du conflit. Nous ne pouvons pas retourner chez nous car la sécurité n’est pas encore assurée. Je suis originaire du village de Kukuja qui n’est qu’à cinq kilomètres d’ici. Mon mari, nos 10 enfants et moi-même vivons ici depuis six ans.

“Quand nous étions au village, ma mère m’a appris à faire de la couture dès mon plus jeune âge. Lorsque je suis arrivée à Bilel, après la création du centre communautaire, on m’a demandé si je voulais enseigner la couture aux femmes des camps.

“Ces derniers mois, j’ai formé 106 femmes à la couture. Les emplois pour les femmes étant très rares dans les camps, cette formation est vitale. Elles peuvent conféctionner des chemises ou des uniformes scolaires et les vendre aux marchés, ce qui est très bien pour leur famille et c’est un excellent moyen pour gagner de l’argent.

“Les femmes reçoivent des machines à coudre et une certaine quantité de tissu afin qu’elles puissent lancer leur propre affaire. Elles constituent des groupes de couture et des comités de femmes chargés de lancer des activités génératrices de revenus. Ces groupes fournissent aux femmes de Bilel un lieu où elles peuvent se réunir et discuter pendant la journée. S’ils n’existaient pas, les activités des femmes dans les camps seraient totalement limitées.”