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Women do the farming in Chad and put food on the family table. Credits: Adoum Goulgué/SECADEV

Women do the farming in Chad and put food on the family table.
Credits: Adoum Goulgué/SECADEV

Des collines de granitemarquent l’horizon. Le terrain est tapissé de rochers. A part les lits des rivières desséchées (ouaddis), il n’y a aucun endroit où la végétation puisse pousser. Les arbustes épineux sont la seule vie végétale dans le désert.

“Les pluies annuelles varient généralement entre 300 et 500 mm,”explique Adoumadji, un agronome qui travaille pour SECADEV (Caritas Tchad). “Moins de 300mmde pluies sont tombés la saison dernière. Les cultures se sont desséchées avant que l’on puisse produire quoi que ce soit.”

Yassine Ibrahima récoltémoins de quatre sacs demillet cette saison, alors que les années précédentes, il en avait produit 23 sacs. “Le peu que j’ai récolté est terminé et je suis obligé de vendremon bétail pour nourrirma famille,”affirme-t-il.

A cause de l’augmentation de la demande, les prix des céréales ont flambé et sont inaccessibles à la plupart de la population. SECADEV organise des greniers communautaires dans vingt villages. Les habitants partagent les vivres quand les prix augmentent en flèche, puis remplissent à nouveau les greniers avec la récolte suivante.

Les agriculteurs sont encouragés à diversifier les cultures vivrières. En faisant pousser des betteraves, des carottes, des tomates et des navets, ils ont un régime plus sain et équilibré et des revenus supplémentaires. “L’argent que je gagne en vendant de l’ail et des oignonsme permet de nourrirmes enfants,”dit Achat Abderahim,mère de deux enfants.