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There might be as many as 2 million Iraqi refugees living in Turkey, Jordan, Syria and other countries. Credits: David Snyder/Caritas

There might be as many as 2 million Iraqi refugees living in Turkey, Jordan, Syria and other countries.
Credits: David Snyder/Caritas

“On m’avait dit : si tu ne quittes pas ton pays tumeurs,”affirme Sanaa*. “Ils ne m’ont pas dit pourquoi.” Ainsi, en 2009, Sanaa a laissé tout ce pour quoi elle avait travaillé à Bagdad pour aller vivre à Istanbul. Dans la capitale turque, elle avait des amis et rien d’autre.

“La vie est difficile ici. J’ai laissé derrière moi ma maison, mes amis, ma famille et mon travail. J’étais dentiste en Iraq,mais en Turquie je n’ai pas de travail parce que la langue est très difficile,” explique Sanaa.

“Ici, je ne vaux rien. Je ne sais pas ce quim’attend, je ne peux compter que surmoi-même. Avant, j’avaisma famille quim’aidait,” dit-elle.

Caritas Turquie aide les réfugiées iraquiennes par l’entremise du Groupe de solidarité des femmes à Istanbul. Ce groupe est une bouée de sauvetage pour les femmes iraquienne, pour qui se retrouver seule dans un pays nouveau est un énorme défi. Le groupe les aide à faire face à leur sentiment d’isolement et offre un environnement dans lequel elles peuvent s’exprimer librement.

“J’y rencontre des personnes qui ont lesmêmes problèmes que moi et jeme fais de nouveaux amis,”affirme Sanaa. “Nous avons parlé de l’Iraq et considéré les conséquences psychologiques d’avoir quitté notre pays. Ensemble, nous faisons aussi des travaux manuels et des choses. Le groupeme fait sentirmoins seule.”

*Le nom a été changé pour protéger l’identité.