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Migrants in Latin America leaving their home country to escape poverty Credits: Caritas/Hough

Des migrants en Amérique du Sud quittent leur pays pour échapper à la pauvreté
Credits: Caritas/Hough

Caritas demande aux gouvernements européens d’arrêter la criminalisation des migrants telle qu’elle est exposée dans une nouvelle loi de l’UE.

Les organisations Caritas en Amérique Latine et aux Caraïbes insistent pour que les membres du Parlement européen et les états de l’Union européenne réexaminent leur politique commune sur la migration.


Caritas et des organisations religieuses d’Europe ont soutenu l’appel, demandant que l’UE respecte les droits de l’homme.

Une directive du Parlement européen du 18 juin menace de transformer les migrants en criminels et de permettre leur expulsion.

Le président de Caritas Amérique Latine et Caraïbes, Monseigneur Fernando Bargalló, déclare que cette politique va à l’encontre d’un système migratoire sûr, humain et cohérent qui respecte les droits fondamentaux de la personne.

Monseigneur Fernando Bargalló a déclaré : « Caritas demande au Parlement européen de réexaminer la loi qui criminalise les migrants honnêtes qui tentent de faire sortir leur famille de la pauvreté.

« L’Union européenne a tiré profit pendant des années des efforts de migrants travailleurs qui essayaient d’améliorer la vie de leur famille.

« Par le passé, de nombreux européens ont quitté leur pays pour échapper à la pauvreté et trouver du travail ailleurs dans le monde. Il est donc fâcheux de voir maintenant l’Europe refuser d’offrir les mêmes chances aux pauvres d’autres continents.

« Tous les jours, les membres de Caritas voient les souffrances des familles d’immigrants qui ont perdu leurs êtres chers, morts en mer, ou qui ont souffert au travail ou ont été maltraités. »

Caritas demande au Parlement européen d’envisager la mise en œuvre de ces mesures :

  • Promouvoir le développement des pays d’origine des migrants, y compris le transfert des technologies et des investissements pour qu’ils soient sur un pied d’égalité;
  • Permettre aux migrants de devenir des résidents permanents et des citoyens de l’UE plus facilement et plus rapidement après avoir répondu à des critères raisonnables;
  • Créer des moyens légaux pour que les migrants puissent entrer dans l’Union européenne pour venir y travailler, assurer leur sécurité au travail et leur donner des droits sociaux;
  • Mettre en place une sécurité aux frontières qui soit cohérente avec les droits de l’homme. Le terrorisme doit être empêché mais les droits de l’individu doivent être respectés.

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