Cette page est aussi disponible en: Anglais, Espagnol

People look at the newspapers displayed in the business area of Abidjan December 21, 2010 as life progressively turns to normal after the violence of last week. The message on the front page of newspaper at top left reads,"Violence does not resolve the problems". Credits: REUTERS/Luc Gnago

People look at the newspapers displayed in the business area of Abidjan December 21, 2010 as life progressively turns to normal after the violence of last week. The message on the front page of newspaper at top left reads, »Violence does not resolve the problems ».
Credits: REUTERS/Luc Gnago

«La guerre en Côte d’Ivoire en 2002 a provoqué une crise humanitaire majeure qui s’est étendue aux pays voisins. Il ne faut surtout pas répéter les mêmes erreurs maintenant», a déclaré Jean Djoman, Directeur du Département Développement et Promotion Humaine de Caritas Côte d’Ivoire.

Plus de 150 personnes ont été tuées en Côte d’Ivoire en décembre à l’issue du deuxième tour des élections présidentielles dont le président sortant Laurent Gbagbo et son rival Alassane Ouattara se disputent toujours la victoire.

Caritas soutient qu’il faut renforcer le dialogue pour éviter que le conflit ne se transforme en une crise humanitaire majeure dans le pays et l’ensemble de la région. Selon M. Djoman, la médiation engagée par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) commence à porter ses fruits.

« Les deux camps opposés de Gbagbo et Ouattara ont pour le moment interrompu leurs manifestations et actions prévues », a dit M. Djoman. « La situation reste difficile, mais nous espérons qu’ils réussiront à trouver un compromis. Le sort de milliers de personnes en dépend », a-t-il ajouté.

De 2002 à 2004, une guerre civile en Côte d’Ivoire a fait des milliers de morts et forcé de nombreuses personnes à fuir leurs foyers.

En coopération avec d’autres ONG, Caritas soutient environ 2600 déplacés internes dans les paroisses de Duekoué et Danané, à l’ouest de la Côte d’Ivoire, depuis plusieurs semaines.

La plupart d’entre eux sont des villageois provenant de zones occupées par un mouvement en faveur de Laurent Gbagbo. Parmi les déplacés, il y a des enfants en état de malnutrition modérée ou sévère ayant besoin d’une attention particulière.

« Pour le moment, nous arrivons à faire face aux besoins de ces populations en matière d’aide alimentaire, eau, assainissement et santé, mais les stocks prévus dans notre plan de contingence établi avant les élections nous permettront au maximum de tenir un autre mois. Nous sommes en train d’envisager d’autres actions avec nos partenaires internationaux du réseau Caritas Internationalis », a expliqué M. Djoman.

Caritas est présent dans l’ensemble de la région à travers les organisations locales de Caritas et des programmes de membres internationaux de Caritas. Catholic Relief Services (CRS), un membre de Caritas aux Etats-Unis, mène par exemple des programmes dans les cinq pays frontaliers de la Cote d’Ivoire.

« Si la situation devait exploser, elle provoquerait une crise à l’échelle régionale. Nous devons faire tout notre possible pour trouver une solution pacifique à ce conflit », a dit M. Djoman. « En même temps, en tant qu’ONG, nous devons nous préparer au pire. »