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Every aid package saves lives: together with Austrian donors, Caritas helps hundreds of families in Rahimyar Khan. (in this picture: Thomas Preindl Caritas Austria) Credits: Caritas 2010

Every aid package saves lives: together with Austrian donors, Caritas helps hundreds of families in Rahimyar Khan. (in this picture: Thomas Preindl Caritas Austria)
Credits: Caritas 2010

L’Evêque Joseph Coutts, Président de Caritas Pakistan, parle des défis auxquels Caritas est confrontée au Pakistan six mois après que le pays n’ait été ravagé par des inondations dévastatrices.

Comment pourriez-vous décrire la situation six mois après les inondations ?

Evêque Coutts : Il y a encore beaucoup à faire. Dans les régions où nous œuvrons, nous passons désormais de la phase des premiers secours d’urgence à la phase de reconstruction. Cependant, dans certaines régions, notamment dans le Sud du Pakistan, les populations manquent toujours des éléments essentiels tels que la nourriture et l’eau potable.

Il s’agit pour nous d’un réel combat. D’un côté il y a des personnes qui ont besoin de secours d’urgence, mais d’un autre côté, nous devons envisager la reconstruction. Caritas ne peut couvrir l’ensemble des régions sinistrées. L’étendue des inondations a été considérable. Nous mettons tout en œuvre et nous collaborons avec de nombreuses autres ONG sur place, mais une aide supplémentaire est nécessaire.

Au niveau national, le Pakistan n’a pas reçu assez d’aide et cela affecte également notre travail. La reconstruction des infrastructures, telles que les routes et les lignes de chemin de fer, nécessite beaucoup plus d’argent que ce que le gouvernement a reçu. Cela rend les choses difficiles pour Caritas pour établir un contact avec les personnes sinistrées.

Comment Caritas est-elle perçue par les victimes des inondations ?

Evêque Coutts : Caritas travaille sur le terrain depuis de nombreuses années. Nous sommes très bien acceptés par la population. C’est également du à la manière dont nous travaillons. Les personnes nécessiteuses sont des personnes nécessiteuses. Nous ne faisons aucune différence basée sur la langue, les convictions religieuses ou autres. Les populations ont réalisé que nous étions là pour les aider. Nos agents ont travaillé très dur. Nous avons également ressenti énormément de solidarité de la part du réseau international Caritas au cours de ces mois.

De quelle manière les efforts d’aide vont-ils continuer dans les prochains mois ?

Evêque Coutts:
Nous concentrerons notre travail sur trois domaines : les abris, la santé et les moyens de subsistance. Nous allons nous réunir au siège de Caritas à Rome pour discuter de ces projets, pour coordonner les différentes organisations membres de Caritas et pour lancer un nouvel appel de fonds.

Plus de 20 millions de personnes ont été touchées par les inondations, de nombreuses maisons ont été endommagées ou détruites. Construire des maisons ou fournir aux populations des matériaux pour abris pour qu’ils puissent reconstruire eux-mêmes restera la priorité.

Les moyens de subsistance sont également importants. De nombreuses récoltes et têtes de bétails ont été emportées. Nous fournissons aux populations des engrais ou du bétail et avons procéder à la vaccination du bétail.

Dans le domaine de la santé, nous œuvrons activement à la prévention. Par exemple, nous fournissons de l’eau potable pour éviter les maladies transmises par l’eau telles que les maladies de peau et la diarrhée. Pour cela, nous construisons de vastes stations d’épuration des eaux destinées à un village entier.