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Tree planting is key. Forests have potential to mitigate some of the impacts of climate change like drought, floods and landslides. Credits: Nicholson/Caritas

Tree planting is key. Forests have potential to mitigate some of the impacts of climate change like drought, floods and landslides.
Credits: Nicholson/Caritas

L’Ouganda a déjà subi des inondations hors saison dans la région orientale qui ont détruit les récoltes et propagé des maladies, des vagues de chaleur, une réduction des niveaux de l’eau, des pluies imprévisibles et une sécheresse persistante dans de nombreuses parties du pays.

La baisse de la productivité agricole a entraîné une hausse des prix alimentaires, l’insécurité alimentaire et la famine. Le Rapport de 2009 sur l’état de la population ougandaise affirme que 40 % des décès parmi les enfants sont causés par la malnutrition.

Plus de 90 % du pays étant tributaire du bois pour cuisiner, la pénurie de bois est déjà un problème alarmant. Avec une croissance de la population de 3,6 % par an (UBOS, 2004) et un déboisement continu (200 000 ha par an), la situation va sans doute empirer.

La solution est planter des arbres, ce qui comporterait d’ailleurs de grandes possibilités de créer des revenus pour les communautés pauvres. Les forêts peuvent atténuer les effets des changements climatiques comme sécheresse, inondations et glissements de terrain.

Les communautés ne se rendent pas compte de l’importance de l’environnement pour leurs moyens d’existence, et d’avoir des connaissances techniques et du matériel pour la plantation. La majorité des personnes qui vivent dans des zones rurales sont analphabètes et ne sont pas informées sur les activités commerciales.

Le gouvernement de l’Ouganda a préparé un plan d’action pour l’adaptation nationale, qui présente des projets visant à mieux faire connaître la question des changements climatiques au sein des communautés locales et à investir dans la technologie afin d’améliorer les prévisions météorologiques à long terme. Ces efforts ne sont pas suffisants. Il faut qu’un plus grand nombre de parties prenantes, comme les églises, interviennent et aident le gouvernement.

Caritas Ouganda œuvre à la création de pépinières communautaires, à la plantation d’arbres et à des campagnes d’information à travers les médias, comme les talk shows à la radio. En plus, Caritas promeut la protection des terres et de l’eau, des moyens d’existence alternatifs, comme l’apiculture, la pisciculture, et l’emploi de biogaz et d’énergie solaire.

Caritas prévoit d’augmenter ses activités. Les interventions proposées sont les suivantes : la plantation d’arbres par les communautés dans chaque paroisse des dix-neuf diocèses catholiques de l’Ouganda, ainsi que le renforcement des capacités dans le cadre des activités créatrices de revenus et de la sensibilisation aux changements climatiques.

Les avantages attendus sont une meilleure information, au sein des communautés, sur les causes, les effets et les mesures d’atténuation, et un renforcement de leurs capacités de lire et d’utiliser les signes d’alerte précoce, d’organiser des coopératives pour planter des arbres, et de devenir des ‘auditeurs environnementaux’.

Caritas propose d’intensifier les activités d’éducation publique, de formation dans les écoles et dans la communauté, et de sensibilisation. Les communautés seront encouragées à comprendre l’importance du climat et à améliorer leurs stratégies de survie.