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Discussing multi-hazards during CAFOD regional exchange in Illigan-City,-Lanao-del-Norte, Philippines Credits: CAFOD

Discussing multi-hazards during CAFOD regional exchange in Illigan-City,-Lanao-del-Norte, Philippines
Credits: CAFOD

de CAFOD

Caritas Angleterre et pays de Galles (CAFOD) travaille en partenariat avec la University College London, l’une des universités les plus prestigieuses du Royaume-Uni, afin de pouvoir mieux répondre aux changements climatiques. Ils essaient de comprendre quelles sont les menaces que ceux-ci comportent dans le contexte d’autres risques.

Melanie Duncan dirige la recherche à l’université. Depuis qu’elle a commencé son travail en avril 2009, elle a mené une analyse des outils que les ONG internationales basées à Londres ont développés ou adoptés pour l’adaptation aux changements climatiques et la réduction des risques de catastrophe.

Jusqu’à ce jour, elle a mis en évidence que ces outils exigent une plus grande intégration des méthodes scientifiques, des modèles, des connaissances et des données. Son travail démontre qu’il manque en large mesure une interaction entre les risques ; en effet, la plupart des outils actuels reconnaissent les risques multiples, mais les évaluent séparément dans la situation donnée.

En septembre 2010, elle s’est rendue aux Philippines, dans le cadre de ce programme, pour travailler sur le terrain. Un objectif premier de son projet est de faire en sorte que les organisations humanitaires comme Caritas adoptent une approche scientifique plus rigoureuse aux évaluations des risques et fassent des essais dans un environnement comme celui des Philippines, qui sont exposées à divers risques naturels, et où l’incidence et les effets des catastrophes sont exacerbés par la mauvaise gestion des ressources.

Les outils pour l’adaptation aux changements climatiques se focalisent surtout sur les changements climatiques, potentiellement au détriment des autres risques, alors qu’il faudrait une approche beaucoup plus intégrée pour évaluer les menaces relatives aux risques multiples (y compris les changements climatiques) dans des environnements différents.

Melanie a travaillé à Manille, dans la Province d’Albay et dans le nord-ouest de Mindanao. Elle a présenté le concept d’évaluation multirisque à l’atelier régional de Mindanao. Tout au cours de son voyage, elle a rencontré des personnes fondamentales engagées dans la gestion des risques de catastrophe dans diverse secteurs : gouvernemental et non-gouvernemental, académique et privé. Elle a pu aussi rencontrer des victimes d’un typhon qui a frappé la province d’Albay en 2006.

Melanie a affirme : “Ce voyage m’a aidée à comprendre non seulement le contexte de la gestion des risques de catastrophe aux Philippines, mais aussi la façon dont les organisations évaluent et comprennent la multitude de risques (y compris les changements climatiques) dans leurs domaines de travail.”

“Les réunions avec les parties prenantes m’ont aidée à comprendre les types de politiques et les pratiques relatives à la réduction des risques qui existent dans les Philippines, ainsi que les systèmes complexes – naturel, politique, économique et social – qui y sont implantés,” explique-t-elle. “Les discussions avec les parties prenantes montrent comment les politiques en matière d’exploitation des ressources naturelles peuvent augmenter ou diminuer la résilience à une série de risques naturels.”

Actuellement Melanie élabore une méthode d’évaluation multirisque et prévoit d’appliquer cette méthode à l’une des zones qu’elle a visitées lors de son dernier voyage.

Melanie Duncan (UCL) travaille avec Stephen Edwards, Chris Kilburn, Tiziana Rossetto et John Twigg à la UCL, Mike Edwards à CAFOD et Jessica Mercer (officiellement de CAFOD). Pour en savoir plus sur le projet de recherche de Melanie Duncan, cliquez ici http://engd-usar.cege.ucl.ac.uk/projects/#5.

Une fois achevé, le rapport qui accompagne cette étude initiale sur les outils employés par les ONG dans le domaine de l’adaptation aux changements climatiques et la réduction des risques de catastrophe sera à la disposition du réseau Caritas.