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More than 40,000 Ivorians crossed into Liberia in early 2011 because of political instability in Ivory Coast. Living conditions are difficult with some mud houses holding more than 20 people. With the help of villagers, CRS is building shelters for the Ivorian refugees and will also support host families. Credits: Lane Hartill/CRS

More than 40,000 Ivorians crossed into Liberia in early 2011 because of political instability in Ivory Coast. Living conditions are difficult with some mud houses holding more than 20 people. With the help of villagers, CRS is building shelters for the Ivorian refugees and will also support host families.
Credits: Lane Hartill/CRS

Quelle est l’origine des affrontements actuels en Côte d’Ivoire ?

Le Président sortant de la Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo, a refusé de céder le pouvoir à son rival Alassane Ouattara, qui a été reconnu au niveau international comme étant le vainqueur des élections générales de 2010 il y a quatre mois.

Le pays est divisé entre camps ethniques, religieux et économiques. M. Ouattara, qui vient du Nord, a remporté les élections de l’année dernière. Mais les partisans de M. Gbagbo ont déclaré que le vote était truqué. De nombreux intérêts sont en jeu. L’industrie du cacao en Côte d’Ivoire en fait un pays relativement riche comparativement aux pays voisins.

Les affrontements entre les deux camps se sont intensifiés de manière extrêmement violente au cours des dernières semaines. D’après les Nations Unies, au moins 440 personnes auraient été tuées.

Quelles sont les répercussions des affrontements sur la population civile ?

Tandis que la violence s’aggrave en Côte d’Ivoire, de nombreuses personnes pensent que le pays se dirige tout droit vers une guerre civile.

Environ 500 000 Ivoiriens ont déjà abandonné leurs habitations pour trouver refuge dans une autre région du pays ou à l’étranger, et au moins 90 000 d’entre eux ont trouvé refuge de l’autre côté de la frontière, au Libéria. Un nombre plus restreint a fui vers le Ghana et la Guinée.

Si la situation s’aggrave en Côte d’Ivoire, le nombre de personnes déplacées risque d’augmenter rapidement.

L’histoire de la Côte d’Ivoire est empreinte de coups d’état, d’agitations sociales et d’affrontements violents. La guerre civile qui a éclaté entre 2002 et 2004 a provoqué un déplacement massif de la population et a eu d’importantes répercussions sur les pays voisins dans la région entière.

Les populations du pays avoisinant, le Libéria, qui constitue l’un des pays le plus pauvre au monde, commencent à ressentir les conséquences de la crise. La plupart des personnes déplacées qui ont fui la Côte d’Ivoire vivent dans des “familles d’accueil” dans les villages. On estime que dix mille personnes traversent la frontière chaque semaine et cela impose une pression considérable sur les réserves extrêmement restreintes en nourriture et en eau.

Quels sont les besoins humanitaires ?

Les principaux besoins sont la nourriture et l’eau, les installations sanitaires destinées à empêcher la prolifération de maladies, et la protection des enfants et des personnes vulnérables. Les familles ont également besoin d’articles de base tels que des couvertures, des matelas et des ustensiles de cuisine.

Il est également vital de planter des cultures pour aider les communautés à faire face à l’afflux de personnes déplacées, et de construire des latrines pour empêcher la prolifération de maladies. C’est maintenant qu’une aide doit être distribuée car les routes risquent d’être impraticables pendant la prochaine saison des pluies.

Que fait Caritas pour répondre à la crise ?

Par le biais de son organisation membre nationale, Caritas Côte d’Ivoire, et grâce au soutien de plusieurs organisations membres internationale, Caritas a apporté son aide à des dizaines de milliers de personnes déplacées suites aux affrontements qui ont éclaté au cours des derniers mois.

Caritas œuvre sur pratiquement la totalité des 20 sites sur lesquels les personnes déplacées se sont rassemblées et distribue une aide alimentaire ainsi que des articles ménagers, des articles d’hygiène et une protection. Rien que dans la capitale Abidjan, et dans ses environs, Caritas fournit une aide à plus de 20 000 personnes déplacées, qui constituent principalement des femmes et des enfants.

Caritas Internationalis a lancé un appel de fonds de plus d’un million d’euros pour financer l’intervention d’urgence en Côte d’Ivoire.

Les différentes communautés religieuses fournissent actuellement un abri à environ 25 000 personnes déplacées. L’aide fournie par Caritas et ses organisations membres est également distribuée par le biais des bureaux locaux de Caritas au sein des paroisses.

Le personnel de Caritas œuvre également sur le terrain au Libéria pour faire face à la crise d’urgence. Les agents distribuent une aide alimentaire, des grains et d’autres articles essentiels tels que des matelas, des couvertures, des casseroles, et aident à la construction de latrines destinées à empêcher la prolifération de maladies. Des projets de protection des enfants et des populations vulnérables seront également mis en place.

Comment aider les populations en Côte d’Ivoire et au Libéria?

Il existe différentes manières de s’impliquer et chaque contribution est importante. Vous pouvez envisager de faire un don en faveur de nos programmes d’aide d’urgence sur le terrain. De cette manière, vous nous permettrez d’acheminer une aide d’urgence à des milliers de personnes déplacées en Côte d’Ivoire et au Libéria. Votre soutien spirituel est également apprécié. Priez avec nous pour la paix en Côte d’Ivoire. Vous pouvez télécharger notre prière pour la Côte d’Ivoire et la distribuer au sein de votre paroisse locale. Il est important de parler des besoins des personnes déplacées en Côte d’Ivoire. Du fait des récents évènements en Libye et au Japon, la crise de la Côte d’Ivoire a été oubliée, il est donc important de sensibiliser la population au sujet de cette crise humanitaire considérable. Consultez la réponse fournie par votre pays face à la crise et rejoignez des groupes de pression ou participez à des campagnes ou à des manifestations en faveur de la paix en Côte d’Ivoire.