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Caritas Haiti responded immediately to the outbreak of cholera. Credits: Katie Orlinsky/Caritas

Caritas Haiti responded immediately to the outbreak of cholera.
Credits: Katie Orlinsky/Caritas

Grâce à son expérience humanitaire, Caritas était en mesure de reconnaître que les camps surpeuplés, avec de l’eau potable limitée et les conditions d’assainissement inadéquates, étaient la combinaison par faite pour une autre catastrophe : une éclosion de choléra. Caritas avait commencé à distribuer du savon et à construire des tubes verticaux et des latrines aussitôt que possible après le tremblement de terre. « Pour certaines personnes, c’était la première fois qu’elles avaient un accès adéquat à l’eau », affirme Yves-Marie Almazor de Catholic Relief Services (CRS). Mais cela n’a pas suffi à désamorcer la bombe à retardement du choléra qui a éclaté en octobre. Avant qu’il ait été maîtrisé, 100 000 Haïtiens avaient été malades et 2 300 en étaient morts.

Encore une fois, la longue expérience sur le terrain de Caritas lui a permis d’agir sans délai. Dans les 48 premières heures de l’éclosion, Caritas Haïti aux Gonaïves a distribué plus de 170 000 comprimés de purification d’eau, des désinfectants pour les mains, des sels de réhydratation et des antibiotiques.

À Artibonite, secteur gravement touché, CRS a livré des lits d’hôpital pour les patients qui autrement auraient été étendus par terre. Le personnel est allé de tente en tente informer la population des précautions à prendre. On a présenté des pièces de théâtre afin de sensibiliser la population, où le choléra, le méchant, était vaincu par le savon, l’eau propre et le désinfectant, et un graffitiste local célèbre a pulvérisé des messages de promotion sur la santé.

Tout en s’efforçant de sauver des vies, Caritas Haïti et ses partenaires ont travaillé en parallèle vers une solution durable au problème : la fourniture d’eau potable. « On voit des gens laver leurs vêtements dans cette rivière. Mais ils boivent aussi cette eau, ils n’ont pas d’autre choix », déplore le père Jean-Baptiste Wilder, Directeur de Caritas Gonaïves. « Nous donnons à la population l’accès à l’eau potable en creusant des puits et en épurant l’eau. Le personnel de notre réseau de cliniques rurales encourage les gens à boire cette eau et à prendre des précautions. C’est la réponse à long terme. » Caritas Haïti a répondu sans tarder à l’éclosion de choléra. Katie Orlinsky, Caritas