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Caritas programme provides clean water at Deleij IDP camp Credits: Mohammed Noureldin/ACT Caritas

Caritas programme provides clean water at Deleij IDP camp
Credits: Mohammed Noureldin/ACT Caritas

Vie et espoir pour Fatima
Fatima est une mère de 35 ans, elle a six enfants et vient de la tribu Four au Darfour. Elle a quitté sa maison à Jebel Marra en 2004 pour fuir le conflit qui avait éclaté dans sa région et à cause duquel ont trouvé la mort son père, son mari, deux de ses frères et sa belle-mère. Fatima s’est dirigée vers Nertiti, et après avoir subi de nouvelles attaques, est arrivée enfin à destination, sans abri ni espoir. Elle a reçu quelques vivres des personnes qui vivaient déjà dans le camp et a utilisé sa cape pour abriter ses enfants. Puis, les pluies ont commencé, mais personne n’était là pour s’occuper d’eux. Jamais elle n’avait imaginé qu’un tel sort l’attendait : pas d’abri pour protéger ses enfants du soleil, de la chaleur et de la pluie, pas de jerrycan pour apporter de l’eau. Elle décida d’aller au camp de Hassa Hissa à Zalingei où vivaient des membres de sa famille. Fatima a raconté que, à Hassa Hissa, elle a reçu un kit de NCA, un partenaire de Caritas, contenant une bâche en plastique pour s’abriter, une natte pour dormir, un jerrycan pour l’eau et des ustensiles pour cuisiner.


De l’eau pour la communauté d’Hilet-Hausa

Water point in Garsila IDPs camp Credit: Mohammed Noureldin/ACT Caritas

Water point in Garsila IDPs camp
Credit: Mohammed Noureldin/ACT Caritas

La seule source d’eau pour les habitants d’Hilet-Hausa, c’était un puits à ciel ouvert, creusé à la main, situé à environ 1 km de distance du principal camp de secours. La plupart des personnes n’avait pas suffisamment d’eau à cause de la queue et de la longue marche à faire, surtout celles qui n’avaient pas de charrette tirée par un âne. Le partenaire de Caritas, NCA, et la communauté ont uni leurs forces pour assurer à chacun une quantité suffisante d’eau. La communauté a fourni la main-d’œuvre, le sable et les pierres pour la construction, et les partenaires de Caritas ont procédé à la réalisation de deux forages avec pompe à main dans la zone. L’eau n’était cependant toujours pas suffisante, alors NCA a adapté les pompes aux systèmes d’énergie solaire et les a remises aux communautés pour qu’elles les gèrent et les entretiennent.

C’est notre système d’approvisionnement en eau, et nous le garderons même si NCA quitte ce camp, il reste à nous’’ — a dit un cheikh lors d’une discussion sur les avantages pour la communauté d’avoir un point d’eau alimenté par l’énergie solaire.

La vie communautaire pour Fathia

Workshops at NCA hygiene promotion center in Deleij IDPs camp Credit: Mohammed Noureldin/ACT Caritas

Workshops at NCA hygiene promotion center in Deleij IDPs camp
Credit: Mohammed Noureldin/ACT Caritas

Je m’appelle Fathia, je vis dans le camp de Dereig depuis 2004 et j’ai cinq enfants. Avant cela, j’ai quitté le village de Marla à la suite des attaques. Quand nous sommes arrivés au camp, mon mari est parti et n’est pas revenu.

J’ai commencé à participer aux activités communautaires de Sudanaid (Caritas Soudan) il y a plus de cinq ans, et maintenant j’ai cumulé beaucoup d’expérience. J’ai appris à faire de la couture et de la cuisine. Sudanaid nous a aussi donné une formation en droits des enfants et rétablissement de la paix et nous a appris comment gérer notre souffrance intérieure et comment faire naître le sourire sur le visage de ceux qui pleurent.

Le centre communautaire, c’est comme si c’était chez nous. Il nous a donné la possibilité de gagner notre vie avec dignité. Je gagne en moyenne 380 SDG par mois grâce à la couture. Avant, il y avait beaucoup de choses que nous ne connaissions pas bien, alors qu’aujourd’hui nous passons notre temps libre à voir nos fils et nos filles participer aux journées portes ouvertes, aux activités sportives, aux événements culturels qui ont lieu périodiquement au centre, et toutes ces choses rendent notre vie au camp plus facile. En nous réunissant au centre, nous oublions nos différences et contribuons à atténuer la souffrance des autres. Lors des réunions avec le groupe de soutien, nous pouvons diminuer le stress grâce aux chants et aux danses. Sudanaid nous a aidés à espérer en un avenir meilleur.

Des vivres pour Maryam et le petit Najmeldin

NCA nutricion center in Kurdol Credit: Mohammed Noureldin/ACT Caritas

NCA nutricion center in Kurdol
Credit: Mohammed Noureldin/ACT Caritas

Maryam, une mère de 27 ans, est originaire du village de Deyti Jary, à environ deux km de Zalingei. Elle a été forcée de quitter sa maison et s’est installée dans le camp d’Hamada avec son enfant de sept mois, Najmeldin, et son mari.

Son fils était affaibli par le manque de nourriture. Lors d’une visite à domicile, après avoir examiné l’enfant, un des agents du programme nutritionnel a identifié une grave malnutrition et l’a fait hospitaliser. Si l’agent ne l’avait pas fait hospitaliser ce jour-là, il serait mort, dit Maryam. Najmeldin est resté à l’hôpital 17 jours avant d’être renvoyé au centre nutritionnel.

Ensuite, comme l’enfant continuait à souffrir de malnutrition malgré le long séjour à l’hôpital, son père refusait de continuer les visites de contrôle au centre nutritionnel, les considérant comme une perte de temps. La famille avait déjà accepté le fait que leur enfant allait mourir.

L’équipe du centre nutritionnel a expliqué au père que pour une bonne gestion de la malnutrition, il faut du temps. Après d’abord un refus et ensuite des négociations avec les agents de santé, il a accepté que la mère puisse continuer de se rendre au centre pour recevoir des rations spéciales.

Au bout de trois mois consécutifs de bonne gestion par la mère et l’équipe du centre nutritionnel, Najmeldin a pris du poids et a commencé à bien manger. Maintenant, Najmeldin est un enfant sain et joue avec les autres enfants du camp.

Sa mère, Maryam a lancé une mobilisation communautaire en matière de gestion de la malnutrition, elle est très active dans le camp de Khamsadagaig et contribue à améliorer des vies des autres.