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Chandrangani Gunathilaka back safe at home with her family in Sri Lanka. Credits: Laura Sheahen/CRS

Chandrangani Gunathilaka back safe at home with her family in Sri Lanka.
Credits: Laura Sheahen/CRS

Une religieuse* de Caritas Sri Lanka recherche les travailleuses migrantes qui sont rentrées chez elles maltraitées et traumatisées, leur rêve de constituer un bas de laine pour leur famille brisé.

L’histoire de Chandrangani Gunathilaka est l’une des pires que la religieuse ait entendue. Chandrangani est allée travailler comme domestique au Koweït en janvier 2010, après avoir payé plus de 200 $ à des agents, mais elle est rapidement tombée malade, car ses employeurs la privaient de nourriture. Ses agents lui ont frappé la tête contre un mur et se sont tenus debout sur sa poitrine quand elle a demandé un autre emploi. Crachant du sang, Chandrangani a réussi à se rendre à l’ambassade sri-lankaise.

« Il y avait beaucoup de gens qui souffraient là-bas, dit-elle. Certains étaient brûlés. Beaucoup avaient été battus. » Chandrangani s’est retrouvée dans un fauteuil roulant.

La religieuse, qui a mis en place des programmes de migration sans danger pour Caritas Sri Lanka, lui a obtenu un traitement médical. Chandrangani peut maintenant faire quelques pas et elle est profondément reconnaissante de l’aide et des conseils de la religieuse. « Personne d’autre n’est venu me voir. »

La religieuse puise sa force dans le Magnificat, sur lequel sa congrégation médite chaque soir. « Marie représentait les personnes sans voix. Ces femmes ne sont pas instruites, elles ne peuvent pas se défendre elles-mêmes. Nous devons le faire pour elles », dit-elle.

Caritas ne se borne pas à fournir une aide pratique. En 2010, Caritas Internationalis a lancé sa campagne « Sous le même toit, sous la même loi » pour l’égalité des droits des travailleurs domestiques et a fait des pressions sur l’Organisation internationale du travail de l’ONU qui rédige une convention sur des conditions de travail décentes pour les travailleurs domestiques. Une convention protégerait mieux les droits de personnes comme Chandrangani. La prochaine étape ? Exercer des pressions en vue de son adoption et de sa ratification dans les meilleurs délais.

*Nom retenu pour des raisons de sécurité.