Cette page est aussi disponible en: Anglais, Espagnol

Participants of the two day seminar on climate justice for Caritas organisations from new European Union member countries Credits: Caritas

Participants of the two day seminar on climate justice for Caritas organisations from new European Union member countries
Credits: Caritas

Par Christine Campeau, Caritas Internationalis

« Deux personnes sont dans un désert dans une voiture dont la batterie est déchargée et avec un sac d’or sur le siège arrière », dit Domen Grgic, ministre des Affaires Étrangères de Slovénie. « Elles hésitent toutes les deux pour décider qui va pousser et qui va tenir le volant, car elles ont peur que celle qui restera dans la voiture s’enfuira avec l’or quand elle redémarrera. »

Ceci, dit-il, représente la méfiance qu’il voit quand il prend part aux négociations mondiales sur le changement climatique. Le ministre était invité à un événement unique sur la justice climatique à Celje, en Slovénie, le 8 juin par les organisations Caritas des nouveaux pays membres de l’Union européenne.

Cette conférence de deux jours a rassemblé des délégués de 17 membres Caritas. Ils se sont concentrés en particulier sur les effets du changement climatique dans les pays en développement, surtout l’Afrique.

Christian Varga, de Caritas Suisse, a déclaré : « Le travail humanitaire va changer considérablement à cause des effets du changement climatique au Sud ainsi qu’au Nord ». Marcellin Ndiaye, de Caritas Sénégal, a expliqué aux délégués comment le changement climatique et un manque d’investissement dans l’agriculture retenaient les gens dans la pauvreté.

« Ça me réchauffe le cœur de savoir que les membres Caritas des nouveaux pays de l’UE s’intéressent à ce qui se passe au Sénégal », a-t-il dit.

Alexis Barnett de Caritas Écosse (Sciaf) a partagé son expérience de travail réussi avec d’autres ONG écossaises pour mobiliser l’opinion publique et faire pression sur les législateurs. Elle a souligné l’importance de travailler avec les autres, de parler d’une même voix forte et d’impliquer les leaders religieux pour apporter un argument moral à l’action.

Un sujet qui touche les membres Caritas des nouveaux pays de l’UE est la position de l’UE sur l’allègement. Les membres Caritas demandent que les choses s’accélèrent à l’approche du Conseil sur l’environnement de juin afin de trouver un accord pour une réduction de 30 pour cent en 2020 par le Conseil des ministres en décembre.

En entendant la réticence de la République tchèque, de la Hongrie, de la Pologne et de la Slovaquie, Iliona Gajdikova de Caritas République tchèque a eu l’idée d’en faire sa priorité. Elle a promis d’unir les membres Caritas de ces pays pour faire pression sur leurs gouvernements.

Les façons de réduire ses empreintes carbones personnelles ont également été partagées pour donner des idées aux autres. La Slovénie est le deuxième pays le plus boisé d’Europe et semble bien loin des réalités du changement climatique en Afrique et ailleurs. Néanmoins, les Slovènes plantent plus d’1,2 millions de jeunes arbres par an.

Caritas Luxembourg a présenté ses exemples par l’intermédiaire d’un clip vidéo qu’elle a envoyé par e-mail à la conférence afin d’éviter les émissions de carbone émises par les voyages.

« Je me suis rendu compte que je pouvais montrer l’exemple à mes collègues en faisant les premiers pas pour reconstruire une planète verte », déclare Katarina Danisova de Caritas Slovaquie.

La conférence fait partie d’un projet de prise de conscience de trois ans avec les nouveaux états membres de l’UE. Le projet est mené par Caritas Slovénie en partenariat avec Caritas Slovaquie.