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Sr. Aine Hughes of Caritas South Africa during the climate justice walk in Copenhagen Credits: Caritas

Sr. Aine Hughes of Caritas South Africa during the climate justice walk in Copenhagen
Credits: Caritas

Les participants de l’Église en Afrique et les membres de Caritas Afrique se sont rencontrés à Johannesburg, en Afrique du Sud pour préparer leur réponse aux défis du changement climatique.

La réunion consultative du groupe de travail Sceam-Caritas Afrique sur les ressources naturelles et le changement climatique (le SCEAM est le Symposium des Conférences Épiscopales d’Afrique et de Madagascar) a réuni 25 participants du 7 au 11 mai.

« Cette conférence a eu lieu à un moment très opportun en Afrique du Sud, quand un débat sur la question d’exploration de gaz proposée par la [compagnie pétrolière] Shell dans le Karoo par fracturation hydraulique faisait fureur » déclare Sœur Aine Hughes, Caritas Afrique du Sud.

« Le Karoo est l’une des régions les plus délicates, à la biodiversité unique. Parmi les conséquences de la fracturation hydraulique, on trouve la pollution de l’aquifère, de l’air et bien sûr le changement climatique à cause du gaz qui est brûlé et du rejet de méthane— un puissant gaz à effet de serre », dit-elle.

« L’église encourage le gouvernement d’Afrique du Sud à protéger son patrimoine national et la vie de son peuple des risques de santé possibles et de l’augmentation de la pauvreté qu’un tel procédé entraînerait. »

On a demandé aux participants de réfléchir à l’enseignement social de l’Église catholique et des issues du Deuxième Synode Africain en ce qui concerne le bien commun et la gestion des ressources naturelles en Afrique et de développer une compréhension commune des politiques nécessaires pour instaurer ces changements.

L’Église locale a partagé les leçons apprises et les bonnes pratiques ainsi que quelques initiatives de plaidoyer en ce qui concerne les industries extractives. Le « land grabbing » et l’adaptation au changement climatique ont été des questions majeures.

Des liens ont été faits avec quelques organisations de la société civile locales et régionales ainsi qu’avec des réseaux œcuméniques afin de renforcer l’Alliance de la Justice Climatique Mondiale Africaine. C’est essentiellement pour soutenir le leadership de l’Église en Afrique au sommet de l’ONU sur le climat à Durban à la fin de l’année.

D’après Sœur Hughes, cette conférence a été un point de départ très utile pour l’UNFCCC COP 17 à Durban pour une campagne de l’église afin de faire davantage pression sur le gouvernement pour qu’il se concentre sur l’énergie renouvelable.

« La nature nous a enseigné des leçons et nous a donné des avertissements comme Fukushima. La façon dont nous y répondons va décider du monde dans lequel nous allons vivre et que nous allons donner à nos enfants », dit-elle.

Cette réunion avait pour objectif de développer un document d’orientation de l’Église en Afrique en ce qui concerne la gestion des ressources naturelles en tenant compte des conséquences des nouveaux défis comme le changement climatique et les industries extractives.

Ce document et les activités à suivre seront la contribution de l’Église envers un meilleur accord à la prochaine Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique (COP 17) qui se tiendra à Durban en novembre.

Pour plus d’informations, contactez : Firmin Adjahossou, Chargé de Campagnes et Plaidoyer Programme Bonne Gouvernance, Justice, Paix et Développement ; SECAM-SCEAM