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Eric Dayal, coordinateur national pour les catastrophes auprès de Caritas Pakistan

Depuis que les inondations sont survenues, je me suis rendu dans de nombreuses zones sinistrées :les choses ont changé et dans plusieurs domaines il y a eu un retour à la normale.

A présent, il n’y a quasiment plus de camps et les personnes ont regagné leurs villages. Beaucoup de vies ont été sauvées, et des vivres, des équipements médicaux, de l’eau potable et des abris distribués.

Certains vivent encore dans des tentes, mais beaucoup construisent des maisons permanentes. Caritas Pakistan a fourni les matériaux de construction et les toitures pour les aider dans cette tâche.

Cependant, dans certains secteurs, il reste du travail à faire. L’eau n’est pas accessible à tout le monde. Caritas Pakistan a fourni de nombreux filtres aux communautés touchées, mais le besoin d’eau potable demeure.

Les gens sont toujours sans emploi et demandent de l’aide.

Quant à la nourriture, de nombreuses cultures, ainsi que les routes qui conduisaient aux marchés, avaient été détruites. Aujourd’hui, on a accès aux marchés et, dans certaines zones, on cultive et on fait la récolte. Caritas Pakistan a enseigné aux femmes à cultiver des potagers pour les aider à nourrir leurs familles. De grands progrès ont été accomplis, mais la faim demeure.

Les inondations ont durement frappé la santé des personnes qui, à certains égards, doivent encore se remettre. Juste après les inondations, nous avons mis en place des camps médicaux qui reçoivent toujours des patients ayant des problèmes de santé liés aux inondations, comme les maladies de la peau et de l’estomac ou les infections oculaires.

Les communautés ne se sont toujours pas tout à fait remises du traumatisme psychologique. Caritas Pakistan a lancé un programme de formation à l’aide psychosociale avec la collaboration de l’équipe spéciale des camilliens de Rome, auquel ont participé non seulement les membres du personnel de Caritas Pakistan, mais aussi les représentants d’autres organisations.

La population craint d’autres inondations cette année, car le Pakistan y est très sujet et les moussons ont déjà commencé. Caritas Pakistan travaille avec les communautés pour mieux les préparer aux catastrophes naturelles et a mis en place certaines mesures de sécurité.