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Faith-based aid programmes received only five percent of the Global Fund resources distributed worldwide while they deliver between 30% to 70% of health care in many developing countries. Credits: Hough/Caritas

Faith-based aid programmes received only five percent of the Global Fund resources distributed worldwide while they deliver between 30% to 70% of health care in many developing countries.
Credits: Hough/Caritas

“Environ un quart de l’aide dispensée dans le monde aux personnes vivant avec le VIH est fournie par des organisations confessionnelles“, affirme Mgr Robert Vitillo.

La semaine dernière, le principal expert en sida de Caritas Internationalis a présenté un discours aux journalistes et aux représentants de l’Eglise autrichiens en vue de la 18ème Conférence internationale sur le sida qui se tiendra du 18 au 23 juillet à Vienne.

L’aide est dispensée sous forme de soins médicaux et infirmiers, information, tests de dépistage du VIH, assistance aux orphelins du sida, aide psychologique et spirituelle et prévention.

Mgr Vitillo s’est dit sérieusement préoccupé par le fait que les programmes d’aide des organismes confessionnels ont reçu seulement cinq pour cent des ressources du Fonds mondial distribué dans le monde entier, alors que ceux-ci assurent 30% à 70% des soins de santé dans grand nombre de pays en voie de développement. Il a également fait état de la situation précaire des enfants séropositifs.

En 2009, Caritas Internationalis a lancé la campagne ‘HAART pour les enfants’, ayant pour but de promouvoir le développement de “dosages et formules d’antirétroviraux pédiatriques pour les enfants vivant avec ce virus’’, qui est soutenue par Caritas Autriche.

Avoir accès à des médicaments qui permettent de vivre plus longtemps et dans de meilleures conditions peut être une question de “vie ou de mort” pour les plus de 800 000 enfants séropositifs au-dessous de 15 ans. Dans les petits corps des enfants, le VIH est extrêmement agressif. S’ils n’ont pas accès à ces médicaments, un tiers des enfants séropositifs meurent avant leur premier anniversaire, et la moitié avant le deuxième.

La plupart des tests qui sont généralement utilisés dans les pays en voie de développement ne permettent pas de faire un diagnostic suffisamment précoce et des médicaments plus adaptés aux enfants sont nécessaires.

Dans les pays à revenu élevé, le nombre des enfants infectés diminue depuis que les mères séropositives ont accès au traitement qui prévient la transmission du virus mère-enfant.

Le taux de prévalence du VIH chez les enfants étant le plus élevé dans les pays pauvres, bon nombre d’entreprises pharmaceutiques considèrent que développer des médicaments pour ces enfants n’est pas “rentable”.

Lire l’interview avec Mgr Vitillo ci-dessous: