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In a flooded area in Bangladesh, people salvage their household items and carry them in buckets. Credits: Caritas Bangladesh

In a flooded area in Bangladesh, people salvage their household items and carry them in buckets.
Credits: Caritas Bangladesh

Les pluies de la mousson ont poussé des milliers de Bangladais à quitter leurs maisons. Caritas Bangladesh dispense des vivres à 70 000 personnes, ainsi que du matériel d’abri et des services d’assainissement [Notre galerie]. Caritas prévoit également de lancer des programmes rémunération-contre-travail pour aider les communautés à réparer les dégâts. Nous leur avons posé des questions sur les efforts de secours apportés jusqu’à présent.

Quelle est la situation dans les zones touchées par les inondations?

Les familles pauvres qui vivaient du travail à la journée, du métayage, de la mendicité et des rickshaws ont perdu leurs moyens de subsistance. A Khulna, dans le sud, ils vivent encore dans les montagnes, dans des écoles ou bien ils émigrent en quête de travail. Ceux qui restent attrapent des poissons, font des petits boulots mal rémunérés, vendent leurs vaches ou leurs biens, ou empruntent de l’argent à des taux d’intérêt élevés. Le gouvernement et les organisations humanitaires pourvoient à leurs besoins en termes de nourriture, vêtements et soins médicaux. Beaucoup de maisons sont encore debout et, si la pluie le permet, ils pourront y retourner en octobre. A Mymnesingh, dans le nord, les personnes sont rentrées chez elles ; elles ont subi elles aussi une perte de revenus, mais ont commencé à travailler à la réparation des biens endommagés.

De quoi les personnes ont-elles le plus besoin?

De vivres et d’aide à la subsistance, de réparer les maisons et de mieux se protéger contre de futures catastrophes. Les familles qui ont perdu leur bétail ou leur gagne-pain auront besoin d’aide pour se redresser. Quand elles rentreront chez elles, elles n’auront pas les moyens pour reconstruire leurs maisons ou leurs sources d’eau, elles auront donc besoin de soutien.

Caritas Bangladesh a travaillé avec les habitants des villages pour aider à réduire les effets des catastrophes. Ces efforts ont-ils été payants ?

L’impact des inondations a été moins fort dans des zones comme celle de Mymensingh, où Caritas a assuré une formation sur la préparation aux catastrophes, par rapport à Khulna, où aucune formation de ce type n’a été dispensée.

Caritas avait déjà enseigné aux enfants à nager et à sauver quelqu’un de la noyade. Comme cela a été le cas lors des cyclones précédents, les équipes de Caritas ont envoyé des alertes précoces et hissé des drapeaux pour signaler le danger dans les lieux publics. Elles utilisent généralement des instruments comme les haut-parleurs des mosquées et des temples ou des micros à la main ou, dans les zones reculées, se servent d’une corne de buffle comme clairon pour annoncer l’arrivée du cyclone.

En outre, Caritas a fait des travaux de réparation d’urgence aux digues de protection contre les inondations. Un homme nommé Francis Chisim a dit à l’un de mes collègues : «Dans le cadre des activités de Caritas, nous avons réparé les digues de protection contre les inondations de notre village le 16 août. Cela a réduit les dommages immédiats aux maisons, aux arbres et aux jardins potagers de 2 000 familles. Si nous ne l’avions pas fait, il y aurait eu des pertes énormes. »

Caritas Bangladesh a construit de petites maisons pour les familles qui ont perdu la leur à cause des inondations. En quoi sont-elles différentes des maisons traditionnelles?

Les maisons de Caritas ont un socle surélevé et plâtré, des piliers et une ossature en bois bien solides, des toitures en tôle ondulée, un système de câbles bien installé, des angles renforcés, deux pièces, un couloir et une latrine, ce dont ne disposent généralement pas les maisons traditionnelles. Cette fois-ci, les eaux de crue ne sont pas entrées dans les maisons bâties par Caritas parce que celles-ci ont été construites sur un socle surélevé. Les piliers solides, les angles renforcés, l’ossature en bois et les toits ont permis aux maisons de rester debout.