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ARV medication for children Credits: Hough/Caritas

ARV medication for children Credits: Hough/Caritas

Caritas Internationalis et sa campagne HAART pour les enfants joue un rôle essentiel dans le «Plan mondial pour éliminer les nouvelles infections par le VIH chez les enfants d’ici à 2015 et maintenir leurs mères en vie » de l’ONUSIDA.

HAART est un acronyme pour ‘traitement antirétroviral hautement actif’. En 2009, Caritas Internationalis a lancé sa campagne «HAART pour les enfants» en vue de promouvoir un meilleur accès aux tests de dépistage et aux traitements pédiatriques du VIH et de la tuberculose, et de renforcer les programmes visant à prévenir la transmission mère-enfant du VIH.

A l’époque, 800 enfants mouraient chaque jour de maladies liées au SIDA, mais ces morts auraient pu être évitées. En effet, ces enfants sont décédés parce qu’ils n’ont pas eu accès à un diagnostic précoce du VIH ni à des médicaments pédiatriques aptes à traiter ce virus mortel.

Environ 90 pour cent de ces enfants ont été infectés pendant la grossesse, à la naissance ou par l’allaitement. Leurs mères séropositives n’ont pas eu accès à un traitement, simple et peu onéreux, qui aurait pu prévenir la transmission du virus à leurs nourrissons.

Des progrès importants ont eu lieu depuis que Caritas a lancé sa campagne, mais il reste encore beaucoup à faire.

Un plus grand nombre d’enfants sont soumis à des diagnostics précoces du VIH, mais dans certains cas les résultats des tests ne sont pas retirés ou les enfants ne sont pas inscrits dans un programme de traitement, ou dans d’autres cas encore, les enfants sont confrontés aux obstacles d’une mise en place rapide du traitement antirétroviral standard (ART).

Un éventail assez large de choix est disponible pour traiter les infections par le VIH chez les adultes, mais peu de médicaments ont été adaptés à l’usage pédiatrique et, parmi ceux-ci, rares sont ceux en « combinaison à dose fixe » qui réduisent le nombre de comprimés qu’un enfant doit prendre chaque jour et qui évitent aux mères de devoir couper les comprimés, en diminuant ainsi le risque de sous-dosage ou surdosage chez l’enfant.

Dans de nombreux pays africains, le sida contribue fortement au décès d’enfants de moins de cinq ans. En outre, les maladies liées au sida représentent l’une des principales causes de décès chez les femmes dans le monde. En Afrique sub-saharienne, 9 pour cent de la mortalité maternelle est imputée au VIH et au sida.

L’ONUSIDA et le PEPFAR (le programme de santé mondiale du gouvernement des États-Unis) ont lancé le «Plan mondial pour éliminer les nouvelles infections par le VIH chez les enfants d’ici à 2015 et maintenir leurs mères en vie » dans le cadre de la Réunion de haut niveau sur le VIH/sida de l’ONU, en juin 2011.

Ce Plan appelle à «l’élimination de la transmission mère-enfant du VIH d’ici à 2015» et vise à réduire à moins de 5 pour cent le nombre des enfants nés de mères vivant avec le VIH qui deviennent eux-mêmes séropositifs. Par rapport à la situation de 2009, ce Plan entraînera une réduction de 90 pour cent des nouvelles infections par le VIH chez les nourrissons. Il cible les femmes enceintes vivant avec le VIH et leurs enfants, principalement dans les 22 pays les plus touchés par la maladie.

Au cours des trois prochains mois, des évaluations seront réalisées dans ces pays afin d’établir l’état actuel des programmes qui visent à mettre fin à la transmission mère-enfant (verticale) et à réduire la mortalité maternelle chez les femmes vivant avec le VIH. Les directives et les plans nationaux seront révisés afin d’assurer une bonne mise en œuvre du Plan.

En reconnaissance de l’action importante de la société civile et du rôle fondamental que Caritas Internationalis joue à long terme dans la riposte mondiale au sida, Mgr Robert J. Vitillo de Caritas Internationalis a été nommé représentant des organisations de la société civile auprès du Groupe de pilotage mondial (GSG). Il partage cet honneur avec Beri Hull de la Communauté internationale des femmes vivant avec le VIH/sida (ICW) et Mitch Besser de ‘mothers2mothers’ (M2M). Le GSG surveillera la mise en œuvre et les progrès du Plan.

Une première mesure prise par ces représentants de la société civile a été de lancer une enquête pour savoir comment la société civile est déjà engagée dans l’élimination de la transmission mère-enfant et comment elle souhaite promouvoir le «Plan mondial».

Pour en savoir plus sur ce Plan visant à sauver les vies des mères et des enfants, suivez ce lien (PDF).