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The world must strive towards elimination of new HIV infections among babies and keep mothers and children living with HIV alive. Credits: Hough/Caritas

The world must strive towards elimination of new HIV infections among babies and keep mothers and children living with HIV alive.
Credits: Hough/Caritas

À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le SIDA 2011, Caritas Internationalis affirme qu’il est inacceptable que plus de 800 enfants meurent chaque jour de maladies liées au SIDA. De tels décès continuent de se produire parce que ces enfants n’ont aucun accès au diagnostic précoce du VIH ou à des médicaments adaptés aux enfants. Vers la fin de 2010, les experts estimaient que seuls 21 % des enfants vivant avec le VIH avaient accès aux médicaments dont ils ont désespérément besoin pour rester en vie au-delà de leur deuxième anniversaire. [Télécharger Caritas déclaration]

Citant des rapports publiés en novembre 2011par l’ONUSIDA, Mgr Robert Vitillo, conseiller spécial de Caritas Internationalis sur le VIH et le SIDA, déclare que « 1 000 enfants séropositifs naissent encore chaque jour dans les pays pauvres. Le VIH et la tuberculose (TBC) sont des maladies presque entièrement évitables. Vers la fin de 2010, seules 48 % des femmes enceintes vivant avec le VIH avaient accès au traitement antirétroviral pour conserver la santé et prévenir la transmission du VIH à leur bébé. »

Bien que de nombreux gouvernements aient pris position et se soient engagés à lutter contre le VIH et le SIDA, les femmes enceintes et les enfants vivant avec le VIH et la co-infection VIH/TBC sont toujours négligés. Caritas rappelle que tous les enfants et les femmes ont droit à un diagnostic rapide et devraient avoir accès à des traitements et à des soins adéquats. Il faut faire pression sur les gouvernements et sur les entreprises pharmaceutiques afin de réaliser ce droit.

Caritas a lancé la campagne HAART pour les enfants en 2009 pour inviter les Nations Unies, les gouvernements et les entreprises pharmaceutiques à assurer le droit à la santé des enfants vivant avec le VIH et la TBC, ainsi que des mères séropositives.

HAART signifie « thérapie antirétrovirale hautement active », une association de médicaments qui aident à prolonger l’espérance de vie des enfants et des adultes qui vivent avec le VIH, ainsi qu’à prévenir la transmission mère-enfant.

La campagne demande aux gouvernements et aux entreprises pharmaceutiques :
•De créer et de fournir des médicaments contre le VIH et la tuberculose adaptés aux enfants, en particulier aux nourrissons;
•De développer des tests de dépistage simples et peu coûteux pour diagnostiquer ces infections chez les enfants;
•Et d’accroître l’accès aux mesures de prévention de la transmission du VIH d’une mère séropositive à son enfant pendant la grossesse, le travail, l’accouchement ou l’allaitement.

Si de grands progrès ont eu lieu, il reste néanmoins beaucoup de chemin à parcourir. Il existe un consensus mondial sur le fait que la planète doit faire tout son possible pour éliminer toute nouvelle infection parmi les enfants et maintenir en vie les mères et les enfants vivant avec le VIH. Le diagnostic précoce devient réalité, mais par peur de la stigmatisation et de la discrimination, les parents évitent parfois de venir chercher les résultats du test ou de faire inscrire l’enfant pour recevoir des traitements. D’autres enfants se heurtent encore à des obstacles dans la mise en route rapide de la thérapie antirétrovirale. Une gamme assez étendue de médicaments est disponible pour le traitement du VIH chez l’adulte, mais seuls quelques-uns d’entre eux ont été adaptés pour l’usage pédiatrique.

La campagne de Caritas a recueilli l’appui de partenaires sur tous les continents afin de sensibiliser la population au sort des enfants vivant avec le VIH ou la tuberculose, de revendiquer une intervention efficace des responsables sanitaires gouvernementaux, et de presser les sociétés pharmaceutiques de placer la vie et l’avenir des enfants avant la recherche exclusive du bénéfice pendant cette urgence de santé publique.