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In its report The female face of migration: advocacy and best practices for women who migrate and the families they leave behind, Caritas documents the challenges faced by some of over 104 million women who are seeking opportunities outside their homelands and travelling independently from their families. Credits: Caritas

In its report The female face of migration: advocacy and best practices for women who migrate and the families they leave behind, Caritas documents the challenges faced by some of over 104 million women who are seeking opportunities outside their homelands and travelling independently from their families.
Credits: Caritas

Aujourd’hui plus que jamais les femmes migrent seules en quête d’une vie meilleure, mais les systèmes pour empêcher qu’elles soient exploitées ou maltraitées n’ont pas été mis en place, affirme Caritas Internationalis. Dans un rapport publié aujourd’hui, Caritas incite les gouvernements et les services sociaux qui s’occupent des migrations à répondre aux besoins des femmes migrantes.

Dans son rapport Le visage féminin de la migration : plaidoyer et pratiques exemplaires en ce qui concerne les femmes migrantes et les familles qu’elles laissent derrière elles, Caritas documente les difficultés auxquelles sont confrontées plus de 100 millions de femmes qui cherchent de nouveaux débouchés en dehors de leur pays d’origine et qui voyagent sans leur famille. Certaines trouvent de meilleurs emplois, des possibilités d’éducation et de plus grandes libertés, mais trop souvent, au cours de leur voyage ou à l’arrivée, elles font l’objet de tromperie, de maltraitance, de viol ou de discrimination.
« Nous avons urgemment besoin de changer notre façon de concevoir la migration des femmes », explique Martina Liebsch, directrice du plaidoyer et des politiques de Caritas Internationalis, « parce que le système actuel ne protège pas les femmes qui migrent. »

« La maltraitance des femmes migrantes est souvent invisible », ajoute Liebsch. « Elle a lieu entre les murs domestiques, où les employées de maison sont battues, ne perçoivent pas leur salaire ou sont obligées de travailler un nombre d’heures aberrant. Elle a lieu dans les maisons closes, où les trafiquants vendent les femmes aux fins de la prostitution forcée. Elle a lieu dans les fermes, où les femmes sont liées à des contrats de travail qui ne sont que des formes d’esclavage moderne. Elle a lieu dans les zones urbaines, où les femmes des zones rurales sont maltraitées et mal rémunérées. Et elle a lieu pendant le voyage de migration, quand les trafiquants profitent de la vulnérabilité des femmes. »

Caritas veut que les femmes migrantes puissent migrer en toute sécurité. Caritas appelle les pays à adopter des mesures visant à protéger les femmes, notamment conseils avant le départ, enregistrement des réfugiés et inspection du travail. Les gouvernements devraient examiner les politiques de migration afin d’évaluer leur impact sur les femmes migrantes.

Caritas demande plus d’attention aux familles où la mère est séparée de ses enfants. « De nombreuses femmes laissent leurs enfants au pays, parfois pour s’occuper de ceux des autres, à l’étranger », explique Liebsch. « Laissés à la famille, les enfants grandissent sans leur mère. Il faut des politiques qui gardent les familles unies, dans le meilleur des cas, ou qui offrent une protection sociale aux enfants laissés aux lieux d’origine, dans le pire des cas ».

Les femmes qui fuient des situations de travail terribles, ou même la torture, risquent la prison si leur permis de travail est lié à l’employeur qui les a maltraitées. Caritas veut que les femmes migrantes, quel que soit leur statut juridique, puissent demander réparation et revendiquer leurs droits fondamentaux.

Les femmes migrantes ont beaucoup à offrir à leur propre pays et au pays où elles travaillent. « Les femmes migrantes ne sont pas des victimes par leur nature, elles sont victimes des systèmes inéquitables, des préjugés et des abus », précise Liebsch. « Il est temps que nous apprécions leur apport en faisant des politiques migratoires qui leur soient favorables et en les protégeant. »

Pour plus d’informations, veuillez contacter Patrick Nicholson à +39 334 359 0700 ou nicholson@caritas.va