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Caritas Jordan clinics provide medical supplies and give medicine to the most needy Credits: Lykauf/Caritas Switzerland

Caritas Jordan clinics provide medical supplies and give medicine to the most needy
Credits: Lykauf/Caritas Switzerland

La Jordanie fait partie des pays de destination des réfugiés qui fuient le conflit en Syrie. Caritas distribue des articles essentiels aux arrivants, mais la vie est très difficile pour ceux qui cherchent la sécurité.

Le nombre de réfugiés syriens enregistrés par Caritas Jordanie s’élève à plus de 50 000, des femmes et des enfants pour la plupart. Caritas s’attache à mobiliser des équipes de bénévoles pour distribuer des articles non alimentaires: jerricans, couvertures chaudes et articles de toilette pour les familles enregistrées, cartables et matériel scolaire pour les enfants.

“Nous essayons de créer un lien de confiance et de crédibilité avec les réfugiés. Nous sommes à leur écoute et même quand nous ne pouvons pas répondre à tous les besoins, nous pouvons au moins compatir et fournir un soutien émotionnel”, explique Jameel Dababneh, chargé des interventions d’urgence à Caritas.

L’attention générale est focalisée sur les camps de réfugiés, mais Caritas Jordanie travaille principalement en dehors des camps, grâce à ses neuf centres répartis dans le pays. Ces antennes établies de longue date s’efforcent aujourd’hui d’aider quelque 80 000 réfugiés syriens qui n’ont pas pu s’inscrire auprès du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés ou qui vivent dans des camps. La surpopulation urbaine a fait grimper les prix des logements et entraîné une nouvelle série de difficultés économiques plus difficiles à évaluer.

Pour répondre aux besoins alimentaires, Caritas distribue des colis de vivres et des bons d’alimentation. Les bons représentent un progrès car ils permettent de mieux satisfaire les besoins, en donnant aux familles la liberté de choisir les produits qui leur sont le plus nécessaires. La distribution de bons a donné d’excellents résultats et, à ce jour, des bons alimentaires et non alimentaires ont été distribués à plus d’un millier de familles syriennes parmi les plus vulnérables. Caritas prévoit d’étendre ce système d’assistance.

Les activités que Caritas conduit en Jordanie ciblent plus particulièrement les besoins des enfants, et son programme de promotion de l’éducation et de l’intégration sociale permet à des enfants, qui sinon en seraient exclus, d’aller en classe trois heures par jour, trois jours par semaine. Une équipe composée de 12 enseignants et 8 animateurs propose des classes théoriques et des cours de formation professionnelle à plus de 350 écoliers.

Caritas s’emploie à renforcer son assistance pour être en mesure d’accueillir de nouveaux arrivants, mais Geroge Akl, directeur de projet pour Caritas est préoccupé par les conditions de vie des réfugiés qui sont déjà hébergés dans les divers camps installés en Jordanie. “Les tentes sont basiques. Elles sont installées dans des plaines désertiques et sont exposées à de violentes tempêtes de sable. Des tentes ont déjà été soufflées. Les températures peuvent baisser de manière spectaculaire pendant la nuit et devenir vraiment froides. Les gens vivent dans des conditions difficiles et très précaires. Nous devons améliorer la situation avant qu’elle n’empire”.

Pour ce qui est des réfugiés urbains, Caritas a lancé un programme “d’adaptation du logement”. Elle distribue des bons qui permettent aux réfugiés payant un loyer de faire les travaux indispensables dans leur logement, par exemple réparer les sanitaires, les fenêtres ou les fuites.

Les programmes de santé sont mis à dure épreuve. Il est urgent de faire face à la situation sanitaire parce que les hôpitaux jordaniens sont dépassés par l’influx de patients. Les centres de soins de Caritas fournissent du matériel médical et des médicaments aux plus démunis mais, selon Jameel, il y a d’autres aspects à prendre en compte. “Je pense qu’il est aussi très important d’offrir un accompagnement psychosocial aux réfugiés. Jusqu’ici, nous avons enregistré plus de 120 enfants qui souffrent d’un traumatisme psychologique sérieux et j’aimerais que nous puissions faire plus”.