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The village of Bano Koira in the north of Niger. A young woman prepares the leaves of shrub collected in the morning. The latest figures show over 6 million people need food aid in Niger. Caritas Niger (CADEV) with support from Caritas internationally aims to provide food and support to farming for 400,000 people. Credits: Ryan Worms/Caritas June 2012

The village of Bano Koira in the north of Niger. A young woman prepares the leaves of shrub collected in the morning. The latest figures show over 6 million people need food aid in Niger. Caritas Niger (CADEV) with support from Caritas internationally aims to provide food and support to farming for 400,000 people.
Credits: Ryan Worms/Caritas June 2012

Par Ryan Worms, Caritas Internationalis

« Je veux mettre en place un petit commerce de vente de riz, de farine et de sucre. La dernière fois j’avais fait un bon bénéfice. J’ai besoin de 1 000 gourdes (25 $US) pour acheter les produits. » C’est Ariette Tessono qui parle. Elle fait partie de la mutuelle de solidarité, une initiative mise en place par Caritas dans la localité de Labiche, au sud d’Haïti.

Les femmes membres de la mutuelle de solidarité participent également à des formations en techniques agricoles afin qu’elles puissent s’occuper de jardins potagers. « Grâce aux formations reçues par l’agronome Natasha, j’ai aujourd’hui un beau jardin de piments rouges, dit fièrement Jaunasse, une membre bénéficiaire du projet de Caritas à Labiche. La vente des récoltes au marché me rapporte suffisamment pour que ma famille mange convenablement, pour acheter les uniformes, les fournitures scolaires pour les enfants et payer leurs études. »

« Aujourd’hui est un jour d’espoir, dit Haman Abdou. Grâce à l’aide de Caritas, je sais que je vais avoir de quoi ensemencer mon champ dès que la pluie commencera à tomber. » Au Niger, la Caritas nationale aide les petits paysans à faire face aux difficultés dues au changement climatique en leur offrant des semences plus résistantes à la sécheresse ou en installant des puits pour éviter aux femmes les longues marches pour aller puiser l’eau.

À l’est de la République démocratique du Congo, dans la région du Nord Kivu sur la route entre Goma et Rutshuru, Adèle et une dizaine d’autres femmes travaillent fort dans leur champ. « Nous avons mis en terre les semences d’arachide et nous sommes en train d’arracher les mauvaises herbes pour qu’elles n’envahissent pas tout », explique-t-elle. Adèle se souvient. « Lorsque Caritas a lancé le projet, nous étions 60 femmes à l’intégrer. On nous a donné des semences d’arachides, de haricots, de petits pois. Avec les premières récoltes, nous avons acheté des semences de maïs. Regardez, le résultat est là. Nous avons deux hectares de beau maïs que nous allons prochainement pouvoir récolter. » Ce projet permet aux femmes victimes de la guerre et des pires violences de reprendre leur vie en main et d’améliorer les conditions d’existence de leur famille.

Chaque année, Caritas Iternationalis reçoit des centaines de témoignages d’hommes et de femmes qui ont vu leur vie transformée par les projets mis en œuvre par les membres de la confédération. Ces témoignages sont la preuve pour Caritas Internationalis que l’appui à l’agriculture est un formidable levier de lutte contre la pauvreté.

Une personne sur huit dans le monde se couche le soir le ventre vide. Le 16 octobre est la journée mondiale de l’alimentation. Cette année, le thème mis en avant par la FAO est « les coopératives agricoles nourrissent le monde ».

« Soutenir l’agriculture, particulièrement l’agriculture à petite échelle et l’agriculture familiale, est stratégique. Cela aiderait des milliers de familles à pourvoir leur propre nourriture. Elles ne dépendraient plus seulement des fournisseurs alimentaires commerciaux, mais cultiveraient leur propre nourriture et pourront vendre l’excédent sur les marchés. En plus cela permettrait de freiner « l’exode » rural. L’investissement dans l’agriculture, afin de fournir un meilleur accès à la terre, à des outils de production, à des semences et aux marchés est clé pour sortir ces familles de l’insécurité alimentaire et de la pauvreté, explique Martina Liebsch, directrice du plaidoyer à Caritas Internationalis. »

C’est pourquoi le Secrétariat général de la confédération se joint à l’Organisation des Nations Unies pour demander que l’appui aux petits producteurs agricoles devienne un axe central de la lutte mondiale contre la pauvreté, pour le développement et la paix.