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Displaced Palestinian children sit outside a classroom after they fled from their home to a United Nations-run school in Gaza City November 21, 2012. Credits: REUTERS/Suhaib Salem courtesy of AlertNet.org

Displaced Palestinian children sit outside a classroom after they fled from their home to a United Nations-run school in Gaza City November 21, 2012.
Credits: REUTERS/Suhaib Salem courtesy of AlertNet.org

Caritas Jerusalem, la Caritas nationale en Terre Sainte, affirme qu’il est actuellement trop dangereux de fonctionner à plein rythme à Gaza. Une escalade de violences s’est déclenchée depuis l’assassinat récent d’un chef militaire du Hamas par Israël.

Dans la bande de Gaza, Caritas Jerusalem gère normalement un dispensaire ambulant et un centre de santé et mène d’autres activités liées à la santé, notamment le traitement de maladies chroniques et l’aide psychosociale aux enfants porteurs de prothèses (à la suite du conflit 2008/9) et à leurs mères.

Le dispensaire ambulant de Caritas Jérusalem était en service au début du conflit, mais il s’est arrêté il y a quelques jours, quand la situation s’est aggravée. Le centre médical de Caritas ne peut pas non plus fonctionner à plein rythme à cause des bombardements et d’une situation dangereuse pour la vie du personnel médical. La maison d’un employé a été bombardée juste après qu’il en était sorti.

Le nombre des victimes ne cesse d’augmenter à Gaza et en Israël. Selon l’Organisation mondiale de la santé, il y a une grave pénurie de personnel médical dans ce pays face au nombre croissant de blessés et à la surpopulation dans les hôpitaux.

Caritas est en train d’acheter le plus de fournitures possibles aux entreprises pharmaceutiques de Gaza pour approvisionner les médecins.

Malgré la fermeture de ses centres de santé, Caritas Jérusalem continue à aider la population gazéenne. Caritas dispose de deux coordinateurs à Gaza et d’un coordinateur de projet à Jérusalem qui évaluent les besoins de la population et qui sont en contact permanent avec les hôpitaux.

Il y a une forte demande d’eau et de matériel médical, ainsi que de lait maternisé et de couches pour les bébés. Les gens ont aussi besoin de protections en plastique à appliquer aux fenêtres contre l’explosion de bombes.

Caritas Jérusalem espère pouvoir reprendre ses activités à plein rythme dès que possible. En plus des vivres et de l’eau, elle fournira des kits médicaux à 180 agents communautaires qui ont été formés aux premiers secours en cas d’urgence afin qu’ils puissent aider les blessés.

Or, une intervention d’urgence à Gaza ne sera possible que lorsque les grandes hostilités auront cessé et que la frontière sera rouverte ; dans le cas d’une invasion terrestre, il faudra plusieurs semaines.

« Ce que nous pouvons faire maintenant, c’est prier, et aussi condamner la violence, car elle n’apportera pas une solution au conflit israélo-palestinien », a déclaré Mgr William Shomali, évêque auxiliaire de Jérusalem. Écoutez son interview sur Radio Vatican en français.