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CRS staffer Howard Bacayana walks through flood water as he assesses the damage caused by Typhoon Bopha in the city of Cagayan de Oro. Credits: Salacion Pacatang/CRS

CRS staffer Howard Bacayana walks through flood water as he assesses the damage caused by Typhoon Bopha in the city of Cagayan de Oro.
Credits: Salacion Pacatang/CRS

Le typhon Bopha (localement appelé « Pablo ») a percuté les Philippines mardi forçant l’évacuation de 160.000 personnes et laissant des centaines de morts sur son passage.

Classé comme catégorie 5 ce « super typhon » ont frappé le sud-est de Mindanao avec des vents de 250 km/h, provoquant des inondations et des dommages structurels considérables au niveau des entreprises et des exploitations agricoles sans parler des habitations locales.

Caritas Philippines (NASSA) et Catholic Relief Services (CRS membre de Caritas aux États-Unis) ont envoyé des équipes conjointes dans les zones touchées.

Fr. Edwin Gariguez, directeur de Caritas Philippines, est actuellement sur le terrain à Suriago del Sur où il dit que les dégâts ont été considérables. «La plupart de la zone côtière a été touché», à t-il dit. « Dans la ville de Nigig, seulement trois des 50 maisons sont encore debout. »

Caritas affirme que la vallée de Compostelle et le Davao Oriental ont les plus grands besoins, tels que : nattes de couchage, couvertures, eau / hygiène, et bâches pour des abris d’urgence.

« Caritas ici ont été en mesure de canaliser l’aide par le biais des églises. Beaucoup de gens ont trouvé refuge dans des églises, des écoles et des gymnases après avoir reçu les ordres d’évacuation, » a déclaré le père Gariguez.

« Nous avons commencé à distribuer du riz et des produits non alimentaires de base, mais nous aurons besoin de plus de temps et d’efforts pour être en mesure d’aider de nombreuses personnes touchées. »

Les équipes de signaler qu’il y aura besoin à plus long terme d’abris en particulier dans la province de Compostelle et du Davao Oriental.

« Etonnamment, la situation n’est pas aussi mauvaise que prévue, mais les dégâts matériels et l’impact du typhon sur l’agriculture se fera sentir pendant de nombreuses années à venir, » a déclaré le père Gariguez.

« La plupart des abris désignés lors de l’évacuation ont résistés au typhon mais certains ont souffert de dégâts sur les toits mais ont permis à grand nombre de personnes d’être sain et sauf, » a t-il dit.

Les abris construits par Caritas et leurs partenaires locaux à Iligan ont par exemple résisté à l’ouragan.

« Le nombre de décès plutôt faible enregistrés est le résultat des leçons tirées des catastrophes naturelles précédentes, » a déclaré le père Gariguez. « Les évacuations préventives ainsi que les alertes rapides on réduit les pertes en vies humaine de façon significative. Les systèmes de communication et d’information au niveau local et communautaires a été efficace. Dans certains cas, les villageois qui ne voulaient pas quitter leurs maisons ont été approchés par la police forcés à se rendre dans les abris. Ainsi, la mise en œuvre des phases préparatoires ont été couronnés de succès.  »

Les gens retournent dans leurs foyers et de l’électricité devrait être rétablie en fin de semaine.