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Des arbres luxuriants dominent le paysage tropical des Philippines. Mais, dans la partie montagneuse du Mindanao, c’est à présent un paysage ravagé et brun qui s’étend à perte de vue.

Les arbres qui sont restés debout ont été mis à nu le 3 Décembre, lors du passage dévastateur du   typhon Bopha.  Les zones de la vallée de Compostela  et du Davao Oriental ont été particulièrement dévastées.  Sur des kilomètres,  la végétation qui ‘étend sur les montagnes  est  déchiquetée.

Les plantations de bananes ont été rasées, les fruits pourrissent dans la boue.  Les agriculteurs  et travailleurs des plantations ont de la peine à saisir l’énormité des pertes ainsi quela réalisation dun niveau de  destruction  causé par le typhon.

Fele Ondocan est heureux que sa maison à Andap barangay soit seulement endommagée,  et pas entièrement détruite

« Le toit et une partie de charpente ont été arrachés, mais nous l’avons  trouvé à proximité. Nous sommes soulagés, parce que nous ne pouvons pas nous permettre d’acheter de nouveaux matériaux, « dit-elle. « Nous, au moins nous pouvons réparer notre maison. Nos voisins eux ne sont pas aussi chanceux, un arbre a écrasé leur maison,  ils séjournent actuellement dans un centre d’évacuation.  »

Concepcion Ondocan, choquée,  ne sais pas encore comment aller de l’avant avec sa famille,  face à  à la mort d’un si grand nombre de ses amis et voisins. Tous disparus dans une coulée de boue , qui a passée à quelques mètres  de sa maison , et a emporté 300 foyers.

« Un arbre s’est abattu sur notre maison pendant la nuit, et nous avons couru vers le centre communautaire et l’église où de nombreuses autres personnes ont été recueillies. Nous sommes restés là pendant une courte période, avant de partir dans un autre centre d’évacuation pour rejoindre  des membres de ma famille.  Juste après notre départ, une vague de  boue et de rochers a  détruit l’église et le centre d’évacuation, »   dit Francisco Aldueso, chef du quartier.

Il secoue la tête, les jambes dans la boue jusqu’aux genoux,  il semble chercher l’endroit où se tenait le centre du village entouré de maisons, de petites boutiques et de jardins.  Il ne reste que des rochers et de boue.

«Il y a encore plus de 300 personnes portées disparues ici, et nous savons que 80 autres sont morts », dit-il. «Jusqu’à présent, nous avons seulement trouvé 41 survivants. Certains d’entre eux ont été pris au piège dans la boue pendant deux jours avant d’être secourus.  »

Le centre communautaire était censé résister aux typhons, mais celui-ci , classé catégorie 5, surnommé  Pablo aux Philippines  - déplacé le lit de la rivière de plus de 300 mètres, déversant de la boue et des  rochers  directement sur les maisons.

Pour les survivants de la coulée de boue, ils essaient en vains de récupérer  leurs objets éparpillés mais cette boue trop collante , rend le travail impossible.

Il leur faudra beaucoup de temps  pour se remettre de ce désastre. Ici tout est à rebâtir : familles, foyers,  infrastructure,   et revenus.

Caritas Philippines, en partenariat avec Catholic Relief Services, se sont mobilisés et à  Mindanao  lors de la première phase  d’urgence ont pu amener de l’eau potable, des articles d’hygiène, des bâches en plastique et des matelas aux familles de sinistrés  de la vallée de  Compostela.