Par Momme Ducros pour Caritas Mauritanie

En Mauritanie, un ménage sur trois est géré par une femme. c’est pourquoi Caritas Mauritanie a commencé, il y a sept mois, à financer des activités génératrices de revenus dans les milieux urbains défavorisés en périphérie de Nouakchott.

Ces activités incluent des ateliers de couture et mercerie ainsi que de la teinture de textiles mais également la préparation et la vente de couscous.

« (…) Je suis membre de la coopérative de couscous, dès que nous avons reçu le montant du prêt sans intérêt, nous nous sommes organisées en deux groupes de quatre personnes par jour. Chaque groupe travaille pendant deux jours à la préparation du couscous et à son écoulement. »

visage femme

Ce projet urbain a permis à 100 femmes à micro financer leurs propres initiatives. Aujourd’hui, grâce à son effet démultiplicateur 488 personnes bénéficient de revenus.

Des femmes de coopératives préparant le couscous déstiné à la venteLa gérante de la coopérative de couscous atteste de son succès « Nous vendons quasiment tout ce que nous
préparons.et en plus nous pouvons toutes ramener un kilogramme de couscous à nos familles. Et le couscous chez nous, est une denrée de première nécessité, Il est consommé avec du lait ou sans lait. Il est facile de préparation. Nous le réservons pour nos enfants qui tôt le matin peuvent le consommer avant d’aller à l’école. »

La bonne gestion des ces projets s’est confirmée par le remboursement des échéances à terme et même de disposer d’un léger surplus en caisse.

Au delà des gains financiers une solidarité tissée à partir de l’organisation des ces femmes leur permet de se soutenir mutuellement. Les femmes de la coopérative de Salam d’El Mina sont unanimes « Nous réservons une partie des ressources, ainsi que des dons pour une caisse de prêts et une mutuelle de santé pour les membres de notre coopérative. Ce dont nous rêvons c’est d’étendre cette solidarité aux autres membres de notre communauté, » déclarent-elles.