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Photo : Taylor Toeka

Photo : Taylor Toeka

La reprise des combats entre l’armée congolaise et les rebelles du M23 intervient trois jours avant l’arrivée, ce jeudi 23 mai, du secrétaire général de l’ONU à Goma.

D’après de témoignages provenant des hôpitaux locaux, quatre civils ont été tués et 17 autres blessés par des tirs d’obus qui sont tombés dans deux quartiers à l’ouest de Goma, la capitale du Nord-Kivu.

Dans la soirée de mardi, six obus sont tombés sur des avenues du quartier de Mugunga, blessant grièvement six personnes et endommageant trois maisons.

Par ailleurs, ces combats ont, non seulement fait des morts parmi les populations civiles, mais
ont également occasionné des dégâts matériels importants et chassé les déplacés de leurs
sites.

Selon le chargé de communication du Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés basé
à Kinshasa, « le camp de déplacés de Mugunga I, qui compte 55.000 déplacés, s’est vidé à 45% et celui de Mugunga III, où 13.000 personnes sont recensées, s’est vidé à 70% »*.

Après trois jours des hostilités, Caritas Goma a enregistré 4.402 personnes déplacés qui ont
fui Mutaho pour trouver refuge dans les locaux de la paroisse Saint François Xavier de
Ndosho.

Le Programme alimentaire mondial (PAM) et Caritas Goma sont en concertation pour assister les déplacés, une fois hébergés dans un camp qui rempli les normes humanitaires requises.

Pour faciliter la visite de Ban Ki-moon, le secrétaire général de l’ONU à Goma, le M23 a
décrété, depuis hier soir, une trêve unilatérale, tout en demandant au gouvernement de
nouvelles négociations.