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Centre d’évacuation de l’Église dans la ville de Tacloban. Photo prise par un bénévole de l’église

Centre d’évacuation de l’Église dans la ville de Tacloban. Photo prise par un bénévole de l’église

C’est l’image d’une gigantesque dévastation qui se dessine après le super-typhon qui a frappé vendredi les Philippines. Les communications sont encore très problématiques, mais le personnel local a été en mesure de parler avec certaines des régions les plus durement touchées.

Plus de 3 millions de personnes sont situées dans les 50 km entourant le chemin emprunté par le typhon Haiyan – connu localement sous le nom de Yolanda. Le niveau de destruction est particulièrement important dans ces zones-là. Les communautés les plus durement frappées n’ont pas d’eau, ni de nourriture, ni d’électricité.

Au moins 9,5 millions de personnes ont été affectées aux Philippines.

Tacloban a connu un raz-de-marée de près de 3 mètres. Les familles habitant dans des colonies informelles sont les plus touchées par l’onde de tempête et elles ont besoin d’un secours immédiat, selon l’église locale.

Les résidents traversent une route jonchée de débris après que le super-typhon Haiyan a frappé la ville de Tacloban, au centre des Philippines, 10 novembre. Photo Reuters/Erik De Castro, avec l’aimable autorisation de Trust.org

Les résidents traversent une route jonchée de débris après que le super-typhon Haiyan a frappé la ville de Tacloban, au centre des Philippines, 10 novembre. Photo Reuters/Erik De Castro, avec l’aimable autorisation de Trust.org

L’aéroport local est à présent déblayé et les ravitaillements arrivent. Mais beaucoup de zones doivent encore être rejointes. Les équipes de l’ONU ont décrit la scène vue d’en haut comme étant de l’ampleur du tsunami de 2004 dans l’Océan Indien.

Diverses îles ont été frappées. Leyte et Samar auraient subi des dommages considérables. Des rapports affirment qu’un chemin a été nivelé de part en part sur Leyte, un chemin qui passe la ville d’Ormoc.

Une équipe de Caritas Philippines et Catholic Relief Service (CRS est un membre Caritas) a rejoint Leyte en bateau aujourd’hui pour évaluer les besoins les plus urgents. De par les données sur la vitesse du vent et l’onde de tempête, mais aussi à cause du niveau de pauvreté, Caritas craint que la destruction dans les zones non encore rejointes soit d’ampleur catastrophique.

L’eau, l’hygiène et les systèmes sanitaires, la nourriture, les médicaments, les abris, le ramassage des débris, la logistique et les communications sont les priorités immédiates, selon le gouvernement.

Un homme se tient sur un monceau de débris. Les résidents tentent de récupérer des biens dans les ruines de leurs maisons après que le Typhon Haiyan a frappé la ville de Tacloban, au centre des Philippines. REUTERS/Erik De Castro avec l’aimable autorisation de Trust.org

Un homme se tient sur un monceau de débris. Les résidents tentent de récupérer des biens dans les ruines de leurs maisons après que le Typhon Haiyan a frappé la ville de Tacloban, au centre des Philippines. REUTERS/Erik De Castro avec l’aimable autorisation de Trust.org

F. Edwin Gariguez, le Secrétaire exécutif de Caritas Philippines-NASSA, a dit : « C’est une immense catastrophe, mais notre plan de secours est en marche. Nous avons d’énormes besoins. »

Le Président de Caritas Internationalis, le Cardinal Oscar Rodriguez Maradiaga, parlant de Tegucigalpa, a dit : « Nos prières vont vers le peuple philippin. C’est un peuple qui a subi beaucoup de catastrophes naturelles par le passé, toujours avec une grande détermination et une grande foi. Ils peuvent être assurés du soutien des Caritas du monde entier. »

Le Pape François a aussi prié pour les victimes du typhon après l’Angélus de dimanche Place Saint-Pierre. Il a premièrement appelé à la prière silencieuse, et ensuite conduit les fidèles dans une récitation de l’Ave Maria. Il a incité les personnes présentes à aider leurs frères et sœurs des Philippines aussi bien concrètement que par la prière.

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